Après les succès écologistes, la présidentielle en ligne de mire ? "Ce n'est pas le moment", pour Eric Piolle

Après les succès écologistes, la présidentielle en ligne de mire ? "Ce n'est pas le moment", pour Eric Piolle
Politique

PRÉSIDENTIELLE 2022 - Interrogé dimanche au Grand Jury sur une candidature à la prochaine présidentielle, Eric Piolle a estimé que le moment n'était pas venu et que la priorité était d'offrir un débouché politique à son "arc humaniste". Une réponse à l'eurodéputé Yannick Jadot, qui s'est déjà positionné.

Vers un match Yannick Jadot-Eric Piolle en vue de 2022 ? Pas pour le moment, si l'on s'en tient aux déclarations du maire écologiste de Grenoble, invité dimanche du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro.

Et pourtant... Les deux figures écologistes émergent plus que jamais comme de potentiels candidats à la prochaine présidentielle, le premier dopé par les élections européennes de 2019, le second par les élections municipales de 2020, à l'occasion desquelles il a été réélu haut la main à Grenoble. 

Interrogé sur une possible candidature, Eric Piolle juge que "ce n'est pas le moment pour cela". "Je travaille pour que l'arc humaniste [la formule qu'il utilise pour décrire une vaste alliance de gauche à l'instar de celle qui l'a emporté dans sa ville, NDLR] puisse trouver un débouché politique."

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"Deux stratégies différentes"

Une réponse à l'attention de Yannick Jadot, qui affiche au contraire depuis plusieurs semaines ses ambitions pour l'élection de 2022. "Je m'y prépare", a ainsi confirmé l'eurodéputé ce dimanche dans une interview au JDD

"Aujourd'hui, Yannick Jadot est quelqu'un d'important dans la vie politique", estime Eric Piolle. Avant de lancer une pique : "lui veut être candidat, comme il l'a été en 2017, moi je veux que notre espace politique gagne. C'est deux stratégies un peu différentes. Mais nous avons besoin les uns des autres pour gagner en 2022". 

"On ne naît pas maire, on le devient. Et on ne naît pas président, on le devient", a également martelé l'élu écologiste, premier de son mouvement à avoir remporté une grande métropole en 2014, avant les succès en série d'EELV dans plusieurs villes le 28 juin dernier. "Il faut donner un débouché politique à une majorité culturelle. Cela ne peut pas se décider dans un petit cénacle". 

"Construire un projet à mille mains"

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Candidat investi par EELV en 2017, Yannick Jadot s'était finalement retiré de la course au profit du candidat socialiste Benoît Hamon. Après l'échec de ce dernier au premier tour de la présidentielle, cette alliance avait été critiquée en interne. 

"Je m'étais beaucoup investi en 2017, j'avais travaillé pour que nos candidats se retirent au profit de Nicolas Hulot, rappelle Eric Piolle. On a perdu, c'est la vie".

"La question n'est pas de choisir un candidat, c'est de construire un projet à mille mains", conclut le maire de Grenoble, qui lance avec la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo "Cité en commun", un réseau de ville où les alliances à gauche pourront "montrer le cap politique" en vue des prochaines échéances. 

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