Municipales : "L'élection n'aura peut-être pas autant de légitimité que ce qu'elle aurait pu avoir", selon Cédric Villani

Municipales : "L'élection n'aura peut-être pas autant de légitimité que ce qu'elle aurait pu avoir", selon Cédric Villani
Politique

MUNICIPALES - Invité d'Elizabeth Martichoux lundi 25 mai, Cédric Villani, candidat à la Mairie de Paris en 2020, revient sur la tenue des élections municipales dont le second tour est maintenu au 28 juin.

La date du second tour des municipales, dévoilée ce vendredi à la faveur d'une conférence de presse d'Edouard Philippe depuis Matignon, aura bel et bien lieu le dimanche 28 juin 2020. Cédric Villani, qui avait remporté 7,8% du suffrage au premier tour face à la maire PS sortante, candidate à sa réélection, en tête avec près de 30%, devançant la LR Rachida Dati (22,7%), la candidate LREM Agnès Buzyn (17,3%) et l'écologiste David Belliard (10,8%), déplore ce lundi "une campagne politique où il n'y aura pas de porte-à-porte, pas de terrain alors qu'il s'agit avant tout du contact avec les citoyens, pour pouvoir discuter, organiser des meetings". 

Pour lui, il s'agit d'"une élection qui n'aura peut-être pas autant de légitimité que ce qu'elle aurait pu avoir" : "L'abstention a été extrêmement forte et on se souvient des conditions dans lesquelles elles ont été prises, nous n'aurions pas dû faire d'élection le 15 mars" avoue-t-il. Avant d'assumer : "C'est fait, c'est fait. Maintenant, nous nous adaptons", dit-il en balayant tout regret. Le candidat à la Mairie de Paris ne masque pas néanmoins l'intérêt qu'aurait présenté un report du second tour des municipales : "Cela aurait permis de les tenir de la façon la plus sereine possible, et cela nous aurait laissé des mois pour réfléchir à la relance."

Remplacer Buzyn ou rejoindre Hidalgo ?

Agnès Buzyn est-elle encore candidate à la Mairie de Paris ? C'est une question à laquelle il semble malaisé de répondre ce lundi. Du jamais vu, à un mois d’un second tour de scrutin. Alors que Stanislas Guerini, le patron du parti présidentiel, maintient mordicus que l'ancienne ministre sera la tête de liste LaREM dans la capitale, Cédric Villani joue de l'ambiguïté de la situation et s'interroge le mutisme de Agnès Buzyn : "Tout le monde attend de savoir qui sera la tête de liste pour la campagne de LaREM et d'avoir la confirmation [...] Agnès Buzyn n'a pas fait d'apparition publique ni de déclaration publique depuis 1 mois, c'est quand même très étonnant." 

Le candidat attend ostensiblement de savoir vers où il doit se diriger (remplacer Agnès Buzyn pour la campagne municipale de LaREM à Paris ou rejoindre Anne Hidalgo ?) avant de se prononcer sur l'avenir. Le doute est d'autant plus maintenu que le mardi 2 juin a été retenu comme date limite pour permettre aux listes qualifiées pour la deuxième tour, et à celles ayant dépassé les 5 %, de fusionner, permettant ainsi à la campagne du second tour de débuter le 8 juin.

Autre sujet évoqué ce lundi par Cédric Villani : le déconfinement parisien ; et le député de l’Essonne rejoint Anne Hidalgo dans son combat pour la réouverture des parcs et des jardins : "Je pense que maintenant, nous pouvons les rouvrir [...] Plus il y aura d'espaces verts, plus les gens pourront se disperser, s'éloigner." De même qu'il défend l'action de l'actuelle Maire de Paris face à la crise : "Il n'y a pas eu de faute majeure. On a entendu des critiques ici et là, mais franchement la façon dont l'équipe Hidalgo a géré la situation dans les EHPAD par exemple, était la bonne."

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