Municipales : Villani dans le collimateur de LaRem

Cédric Villani sera-t-il exclu de La République en marche ? Alors qu’il maintient sa candidature à la mairie de Paris face à Benjamin Griveaux, cette question agite le parti présidentiel.

GUERRE DES CLANS - Cédric Villani sera-t-il exclu de La République en marche s'il maintient sa candidature à la mairie de Paris face à Benjamin Griveaux ? La question agite le parti présidentiel et divise ses membres. En tout cas, la pression se fait de plus en plus forte sur le député de l'Essonne, jugé responsable des mauvais résultats de son rival dans les sondages.

"Cédric Villani doit prendre ses responsabilités et choisir s'il veut être en-dehors ou dans le mouvement". Voici ce qu'a répété le parti présidentiel ce mercredi, alors que le candidat dissident n'a toujours pas dévoilé la plus petite intention de retirer sa candidature à la mairie de Paris, dont le candidat investi par La République en marche est Benjamin Griveaux. La menace d'expulsion, déjà évoquée par les instances du parti au début du mois de janvier, se fait plus pressante désormais, trois jours après la publication d'un mauvais sondage pour l'ancien porte-parole du gouvernement.

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En effet, une enquête d'opinion révélée par le Journal du dimanche dimanche 19 janvier indique que Benjamin Griveaux n'arriverait qu'en troisième position au premier tour de l'élection, avec 15% des voix contre 19% pour la candidate LR Rachida Dati, et 25% pour la maire socialiste sortante Anne Hidalgo. Quand bien même Cédric Villani est lui aussi en baisse dans ce sondage, certains membres du parti majoritaire s'agacent, et rappellent la règle dictée il y a quelques semaines par le délégué général Stanislas Guérini le 10 janvier : "choisir" de rester ou non à La République en marche. En d'autres termes, "choisir" de rester candidat à la mairie de Paris ou non.

Pourtant, tout les cadres du parti ne sont pas d'accord pour aller jusqu'à l'exclusion, Benjamin Griveaux lui-même ayant déclaré : "Je ne demande pas qu’on exclue Cédric Villani pour une raison simple : je crois que ce n’est pas la bonne manière de faire que de caporaliser la pensée. Ce n’est pas la culture d’En marche." Ce mardi matin encore sur RMC et BFM TV, le ministre du Logement et proche d'Emmanuel Macron Julien Denormandie estimait qu'il s'agissait d'une mauvaise idée.

Réponse le 29 janvier ?

Ce mercredi sur RTL, réagissant à une éventuelle exclusion, Cédric Villani a commencé par signifier qu'il n'envisageait pas du tout ce scénario : "Pour moi l’exclusion ce n’est pas dans l’ADN, ce n’est pas dans l’esprit d’En marche. Ce n'est pas dans l’esprit du mouvement fondé par Emmanuel Macron dans lequel je me suis engagé. L’exclusion ça rétrécit. Pour Paris, on a besoin d’élargir la discussion, on a besoin de voir les choses en grand." Mais s'il devait se produire ? "Je pense que si cette décision d’exclusion se confirmait, j’en serais triste. Ça montrerait que ce qui aurait pu être un grand mouvement se conduit comme un vieux parti avec tous les travers que ça représente."

Si une décision doit être prise elle le sera le 29 janvier, date du prochaine bureau exécutif de La République en marche. En attendant, le député de l'Essonne s'exprimera lui-même sur le sujet ce jeudi sur LCI ; il sera l'invité d'Elizabeth Martichoux à 8h30.

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