EXCLU VIDEO - Hollande durcit le ton face à Poutine et brandit la menace de la Cour pénale internationale

EXCLU "QUOTIDIEN" - Le président de la République François Hollande a accordé une interview à l'émission "Quotidien" qui sera diffusée ce lundi 10 octobre sur TMC. François Hollande se montre ferme avec Vladimir Poutine, indiquant qu'il s'était même "posé la question" de le recevoir. Voici en avant première un extrait de cette interview à retrouver à 19h10 dans l'émission de Yann Barthès.

Le président François Hollande montre ses muscles face à Vladimir Poutine. Le président de la République a indiqué qu'il s'était "posé la question " de recevoir Vladimir Poutine après le refus de la Russie de voter une résolution de la France demandant l'arrêt des bombardements à Alep.


QUOTIDIEN : vous allez recevoir prochainement Vladimir Poutine à Paris mais on a l'impression que les russes et Bachar el Assad sont insensibles à vos pressions. Qu'ils vont continuer quoiqu'il arrive leur action à Alep. Finalement est ce qu'aujourd'hui vous ne parlez pas dans le vide ? 


FRANCOIS HOLLANDE  : je vais recevoir sans doute Vladimir Poutine. Je me suis posé la question. 


QUOTIDIEN : c'est pas sûr ? 


FRANCOIS HOLLANDE : je me suis posé la question. Est ce que c'est utile ? Est ce que c'est nécessaire ? Est ce que ça peut être une pression ? Est ce que nous pouvons encore faire en sorte qu'il puisse lui aussi arrêter ce qu'il commet avec le régime syrien ? C'est à dire l'appui aux forces du régime qui envoie des bombes sur la population d'Alep. Donc j'aurai à recevoir, je me pose encore la question, Vladimir Poutine. Si je le reçois je lui dirai que c'est inacceptable. Que c'est grave même pour l'image de la Russie. 


QUOTIDIEN : qu'est ce que vous avez envie de dire aux habitants d'Alep est ? 


FRANCOIS HOLLANDE : Ce que je leur dis c'est que ces populations sont des populations qui aujourd'hui sont victimes de crimes de guerre. Et que ceux qui commettent ces crimes auront à en payer la responsabilité y compris devant la cour pénale internationale. Voila ce que je leur dis.


Moscou n'a pas tardé à réagir à ses propos. Par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov, le Kremlin a indiqué que "la préparation de la visite de Poutine à Paris continue. Il y a des discussions prévues avec le palais de l'Elysée et Poutine prendra part à l'inauguration du centre spirituel russe". "Nous n'avons pas d'autres informations de nos collègues français", a-t-il ajouté. A suivre. 

A suivre dans "Quotidien", lundi 10 octobre à 19h10 sur TMC

Ce lundi matin, le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a affirmé également que des "crimes de guerre" ont été perpétrés à Alep et que la France allait "prendre contact avec la procureure générale de la Cour [pénale] internationale pour voir de quelle façon elle peut engager [d]es enquêtes". Il a ajouté que "si le Président de la République décide que le président russe vient, ce ne sera pas pour des mondanités."

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