"Ne vous laissez plus faire" : le slogan de Dupont-Aignan  pour les usagers du RER et les conducteurs

"Ne vous laissez plus faire" : le slogan de Dupont-Aignan pour les usagers du RER et les conducteurs

Politique
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POLITIQUE - Tous les lundis à 8h30, metronews s'associe à France Bleu 107.1 pour interviewer un invité politique. Cette semaine, Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et candidat de Debout la France aux régionales, a répondu aux questions de Noé Da Silva et de Vincent Michelon.

L'ESSENTIEL

 La campagne des régionales en Ile-de-France
Après " réveillez-vous ", "ne vous laissez plus faire". Habitué des slogans musclés, Nicolas Dupont-Aignan a dévoilé lundi matin sur France Bleu 107.1 et metronews ses thèmes de prédilection pour les régionales de décembre 2015 : les transports, et encore les transports. Du coup, le député de l'Essonne lance sa campagne lundi après-midi depuis la station RER de Châtelet-les-Halles.

Raison de ce nouvel appel à la rébellion ferroviaire : la "galère" des usagers. "On marche sur la tête, clame le candidat souverainiste de Debout la France. On ne peut plus fonctionner avec des élus hors sol qui oublient la vie quotidienne de nos concitoyens." Sa première cible : la Canopée des Halles, cet "investissement d'un milliard d'euros pour une espèce de toit monstrueux, d'une horreur absolue au-dessus du Forum des Halles" illustrant, selon lui, la "folie des grandeurs".

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Décidément en verve contre les projets pharaoniques, Nicolas Dupont-Aignan s'en prend aussi au Grand Paris Express, ce supermétro en rocade dont le chantier s'étalera sur plusieurs décennies en proche banlieue. Un projet "à 30 milliards d'euros, non financé, alors que Jean-Paul Huchon et Valérie Pécresse (président PS sortant et candidate Les Républicains, ndlr) ne peuvent même pas mettre 5-6 milliards pour réparer les RER. A la place du supermétro, il propose de revenir aux "bus en site propre de banlieue à banlieue, 100 fois moins chers". Autre priorité pour le candidat souverainiste : "relancer les investissements routiers", à hauteur de 1 milliard d'euros, pour fluidifier la circulation dans l'agglomération. Aux antipodes des écologistes, qui veulent réduire le trafic automobile coûte que coûte.

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"Surtout pas. Cela fait des années que je dis qu'il faut rétablir les frontières nationales. Ceux qui sont ici, il faut les renvoyer dans leur pays et développer le nord de l'Afrique avec une autre politique. Vous n'allez pas me dire qu'avec nos bateaux, nous ne sommes pas capables de détruire les barques d'une cinquantaine de passeurs qui sont des esclavagistes des temps modernes. C'est la politique des bons sentiments d'Anne Hidalgo à Paris, cette espèce de fausse générosité, qui depuis des années conduit à ces drames migratoires."

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"Il reprend sa liberté, c'est bien, c'est un homme d'Etat, une grande voix. Maintenant ce qui compte c'est de proposer un projet de redressement national. S'il peut parler haut et fort sans être prisonnier du Parti socialiste, je m'en félicite. Je le vois régulièrement, c'est quelqu'un que j'estime. Nous sommes souvent d'accord. La France est en train de crever sur place. On peut être de droite, de gauche, et le reconnaître. On peut reconstruire le pays avec des patriotes de bonne volonté."

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