Nicolas Hulot en aurait "marre" : rien ne va plus entre Ségolène Royal et le gouvernement

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TENSIONS - L'ex-ministre de l'Ecologie agace son successeur, mais pas seulement, rapporte Le Parisien ce mardi, dans un article rempli d'anecdotes croustillantes. On y apprend que Nicolas Hulot "en a marre" et qu'un autre ministre, non nommé, souhaiterait qu'elle respecte davantage son "devoir de silence". Ambiance...

Les petites phrases fusent. Si elles sont savoureuses, elles sont surtout le signe que rien ne va plus entre Ségolène Royal et le gouvernement. Les raisons de ces tensions ? L'omniprésence médiatique de l'ancienne ministre de l'Ecologie. "Avec Nicolas Hulot, ses rapports sont glaciaux", s'amuse Le Parisien dans son édition de mardi à propos de celle qui est désormais... ambassadrice des pôles Arctique et Antarctique. "Il en a marre. Elle veut faire croire qu'elle est toujours ministre de l'Ecologie. Elle pense qu'elle a marqué le siècle dans ce ministère", peste un ministre.

"Épouvantable"

Un autre la qualifie d'"épouvantable". "Elle a voulu être ambassadeur, elle a un devoir de silence. Si elle veut parler, qu'elle se fasse réelire. On peut la démissionner aussi !", lâche un troisième. C'est donc avec son successeur que les relations sont les plus compliquées. Un proche de Ségolène Royal affirme que "Hulot, c'est une danseuse, une diva. Il veut faire porter à Ségolène le chapeau de son propre échec. Entre eux, c'est je t'aime moi non plus". "C'étaient les caprices de Monsieur Hulot. On préférait gérer Borloo", commente un ancien conseiller de François Hollande à propos de leurs rapports pendant le précédent quinquennat. Selon Le Parisien, l'actuel ministre "lui a proposé une rencontre fin janvier".

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Royal répond à Hulot

Le Parisien rapporte aussi une "scène cocasse" qui s'est produite le 14 novembre à l'Assemblée nationale. "Dis donc, t'y es allé !", a lancé Manuel Valls au secrétaire d'Etat à la Transition écologique Sébastien Lecornu, qui venait d'accuser Ségolène Royal de promesses non financées. Autant de piques dont l'ancienne ministre n'a que faire. "Ils ne m'enlèveront pas ma bonne humeur. Avec tout ce que j'ai vécu, je n'ai plus rien à prouver", assure la principale intéressée qui ne souhaite qu'une chose : poursuivre sa lutte pour l'environnement. Car elle en est persuadée, elle est "capable de faire plus".

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