Nicolas Sarkozy : "François Hollande paye le prix de ses mensonges"

Politique
POLITIQUE - Invité au micro d'Europe 1 ce jeudi matin, Nicolas Sarkozy a déploré les actions de la CGT et dézingué la loi Travail, dans laquelle "il n'y a plus rien" selon lui. Tel un candidat à la primaire de droite, ce dernier s'est exprimé sur les chiffres du chômage et l'emploi.

"Cette grève est un scandale". Invité au micro d’Europe 1 ce jeudi matin, Nicolas Sarkozy a déploré le bras de fer entre la CGT et du gouvernement qui paralyse le pays à la veille de l’ouverture de l’Euro. Selon lui, les cheminots se sont vus proposer une "bonne réforme par le dirigeant de la SNCF Guillaume Pepy", mais ont été "bernés et trompés par François Hollande" lors de sa campagne présidentielle. En fin politique, il met en avant la déception des électeurs de la gauche, François Hollande payant ainsi "le prix de ses mensonges" et d'"une perte générale d’autorité", dans une nouvelle pique à l'attention des "Nuits debout" qui "sont couchés le jour".

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► Loi Travail
"J’ai fait voter l’obligation de service minimum pour les transports (lorsqu’il était président, ndlr). Une réforme qu’il faut élargir aux raffineries et au secteur aérien", propose le président Les Républicains qui, même s'il ne cesse de s'en défendre, s’exprime clairement comme un candidat à la primaire de droite. "Il n’y a plus rien dans la loi El Khomri, excepté l’article 2 que je soutiens. Mais cette loi ne résoudra rien". Ce qui ne veut pas dire qu'il poussera la majorité de droite au Sénat dans un centre ou dans l'autre.

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► Chômage
Le chômage est en baisse depuis deux mois consécutifs. Mais l’ex-président y voit "un mensonge de plus". "On a envoyé en catégorie B des gens de la catégorie A, en en catégorie C les gens de la catégorie B" (ici les définitions de catégories sur  le site de l'Insee ). Si Nicolas Sarkozy n’a pas encore annoncé sa candidature à l’investiture élyséenne au grand dam de ses rivaux, ce dernier ne rate jamais une occasion de glorifier son quinquennat : "Pendant mes cinq années de quinquennat, nous avons fait mieux en terme de chômage que les autres pays européens" (ce qui est partiellement vrai ).

► Emploi
S’il était de nouveau élu à la présidence de la France, Nicolas Sarkozy assure qu’il ne supprimerait pas les 35 heures mais qu’il laisserait le choix aux entreprises. "Celles qui veulent conserver cette durée le pourraient, les autres organiseraient un référendum pour permettre aux salariés et aux dirigeants de définir librement quand démarre leurs heures supplémentaires". Une proposition figurant...  dans la loi Travail . "Je ne suis pas favorable au contrat unique", a encore ajouté Nicolas Sarkozy, qui estime que le contrat doit rester "adapté à chacun" en fonction de ses compétences, son expérience ou encore son niveau d’études.

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