Nicolas Sarkozy, roi de l'humour politique en 2015

Nicolas Sarkozy, roi de l'humour politique en 2015
Politique

ANTI-BAYROU - Nicolas Sarkozy doit se voir décerner mardi soir le Grand Prix 2015 du "Press Club Humour et politique". Une reconnaissance pour son talent qui s'est exprimé à travers une phrase aux dépens de François Bayrou.

L'an dernier, Alain Juppé avait tapé fort avec son : "En politique, on n'est jamais fini. Regardez-moi." Après l'autodérision, voici la moquerie récompensée cette année. Le Grand Prix 2015 du " Press Club Humour et politique " est décerné à Nicolas Sarkozy pour cette phrase ridiculisant le patron du Modem : "Pour désespérer François Bayrou, encore faudrait-il que j'aie un jour placé un espoir en lui".

En récidive

Pas très sympa, d'autant que Nicolas Sarkozy, qui ne porte pas son ancien adversaire centriste dans son cœur, est un récidiviste en la matière. Début juin, Le Canard enchaîné prêtait des propos moins drôles à l'ex-président : " De toute façon, le bègue, je vais le crever ". L'entourage de Nicolas Sarkozy avait contesté cette formulation. François Bayrou, lui, avait jugé la phrase "distinguée, élégante, marquée de finesse et qui élève le niveau du débat politique français.

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Avec cette petite phrase récompensée par le club (dont le jury est composé de journalistes et d'humoristes), le président des Républicains rivalise crânement avec le président François Hollande. Ce dernier s'est en effet vu décerner un "prix exceptionnel" pour ses "hollanderies", parmi lesquelles : "Il n’y a rien de plus terrible pour un soldat déjà anonyme que de mourir inconnu" ou autre "il y a ceux qui n’attendent plus rien, je fais en sorte de leur apporter ce qu’ils attendent".

Le Prix spécial du jury a été décerné à l'ancien Premier ministre François Fillon pour avoir dit : "Avant de juger les propositions d’Emmanuel Macron, je vais attendre qu’elles soient abandonnées". Parmi les autres prix attribués : le député PS Patrick Mennucci pour "Guérini dit qu’il n’est ni de droite ni de gauche, alors il est forcément du Milieu" ; Jean-Luc Mélenchon : "Ils peuvent toujours nommer Donald (Tusk ndlr) à l’Europe ; c’est quand même Picsou qui commande".

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