NKM candidate : 8 choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur sa jeunesse

NKM candidate : 8 choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur sa jeunesse

PRÉSIDENTIELLE - Nous poursuivons notre série sur la jeunesse des politiques dans le cadre des candidatures pour la primaire de la droite et du centre. Après Alain Juppé, Bruno Le Maire et Nadine Morano, voici Nathalie Kosciusko-Morizet, l'ancienne ministre puis numéro 2 des Républicains, qui a officialisé mardi 8 mars son départ dans la course à l'Elysée.

Chez les femmes et les hommes politiques, il y a les discrets et ceux qui s'épanchent volontiers sur leur enfance. Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a officialisé ce mardi sur TF1 sa candidature à la primaire de la droite, appartient à la seconde catégorie. Entre les biographies sur l'ancienne candidate aux municipales à Paris et les interviews, l'ancienne ministre et numéro 2 des Républicains, aujourd'hui fâchée avec Nicolas Sarkozy, n'est pas avare de confidences. Pour mieux cerner celle qui prétend, à 42 ans, devenir la première femme présidente de la République, voici quelques anecdotes à retenir en attendant la sortie de son livre, Nous avons changé de monde (Albin Michel). 

EN SAVOIR + >> VIDEO - NKM se présente à la primaire

 Sa famille, c'est "Dynastie"
Qualifiée d'héritière par Anne Hidalgo pendant leur affrontement pour la mairie de Paris, NKM n'a jamais tenté de dissimuler sa lignée. Or celle-ci remonte (très) loin. Selon le généalogiste Jean-Louis Beaucarnot, elle serait une descendante (par sa mère) de la sulfureuse Lucrèce Borgia (1480-1519), fille du pape Alexandre VI.


L'ancêtre des Kosciusko-Morizet, Andrzej Tadeusz Kosciuszko, décédé en 1817, a combattu aux côtés de George Washington (président des Etats-Unis) avant de participer à la libération de la Pologne. La famille a émigré de Pologne au XIXe siècle. La politique s'y transmet de père en fils. Son arrière-grand-père, André Morizet, a participé à la fondation du Parti communiste français avant de devenir sénateur SFIO et maire de Boulogne-Billancourt. Son grand-père, Jacques, fut ambassadeur aux Etats-Unis et maire de Saint-Nom-la-Bretèche. Quant à son père François, mort en 2015, il a été maire de Sèvres de 1995 à 2014.

 Petite fille, elle joue avec un taureau nommé Bazooka
NKM, enfant, passe ses vacances à la campagne. Un rituel immuable, comme elle l'a raconté au Figaro  : Noël et Pâques en Touraine chez les grands-parents maternels, été dans le Cotentin chez les paternels, Toussaint dans la propriété familiale du Morvan. Ses parents la laissent relativement libre, en dehors des "grandes tablées familiales" à heures fixes. La fillette et sa fratrie cueillent des trompe-la-mort, "poursuivent les vaches", "explorent des hangars" et "font les zouaves dans la paille". NKM adore les "bêtes à cornes", jouant autour de taureaux nommés Iéna et Austerlitz – son grand-oncle est fan de Napoléon – mais aussi avec Bazooka.

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 Elle hésite entre devenir général des armées ou fleuriste
Sous l'influence de ses parents, qui partagent eux aussi une passion pour Bonaparte, NKM rêve "de devenir général d'Empire". Mais elle hésite avec le métier de fleuriste, ayant hérité par son grand-père maternel de son goût pour la botanique. Ce dernier, raconte-t-elle, "pouvait passer des heures à nous expliquer la sexualité des plantes". Ancien dirigeant chez Schneider, il a créé un jardin botanique dans le Loir-et-Cher.

 Elle s'ennuie à l'école et se prend pour Albator
A l'école, la petite Nathalie s'ennuie ferme. "Les gens ont un souvenir idyllique de l'enfance, moi pas", racontait-elle à Parenthèse en 2008. "J'ai le sentiment d'avoir passé beaucoup de temps à fuir l'ennui, à attendre que le temps passe". Pour s'intéresser, la fillette doit être "passionnée" par ses enseignants. Sinon : "J'étais capable de m'évader, de faire complètement autre chose dans ma tête pendant un cours". Dans les cours de récréation des établissements catholiques, elle se prend notamment pour Albator, le héros galactique. Mais on la laisse rêvasser, puisqu'elle est une bonne élève. Son ancienne instit de 1977, Marie-Jeanne Vergé-Loubé, évoque "une petite fille calme qui observait beaucoup". Sa grande passion, c'est la géométrie. Sinon, elle aime faire du cheval et jouer de la harpe.


 Quand elle sèche, elle fait le coup de l'infirmerie
Ses parents ne sont "pas obsédés" par les notes mais il faut quand même rendre des comptes. Du coup, Nathalie peut se mettre dans des états de stress intense. "En classe de seconde, je n'ai pas eu de résultat en maths durant un semestre entier. A chaque devoir sur table, j'étais prise d'accès d'angoisse. Je finissais à l'infirmerie." Ce qui ne l'a manifestement pas empêchée d'intégrer, à 19 ans, l'école polytechnique. Normal : c'est une bûcheuse, et en plus, elle est ambidextre.

 Sa mère lui donne de bons conseils sur les hommes
Sa mère, Bénédicte Treuille, professeur de physique en IUT, est l'héritière d'une vieille famille bourgeoise. Elle sait donner de bons conseils à sa fille, notamment à propos des hommes. Exemple, cité dans L'Etudiant en 2009 : "Avant de choisir de manière assez ferme un homme, il faut d'abord accepter le fait qu'on ne le changera pas".

 Elle roule en 205 et conduit n'importe comment
A 19 ans, entrée à l'Ecole Polytechnique, Nathalie est l'une des rares dans sa promotion à posséder une voiture. C'est une Peugeot 205 offerte par ses parents, racontent Gaspard Dhellemmes et Olivier Faye en 2013 dans NKM, la femme du premier rang (Jacob-Duvernet, 2013). Le week-end, elle embarque ses camarades pour la résidence familiale en Normandie. Les garçons qui l'accompagnent "se cachent les yeux dans les virages", jugeant, entre deux accès de nausée, la conduite de la jeune femme "sportive", voire "dangereuse". A cette époque, elle n'est pas encore affublée des surnoms "le serpent", "l'emmerdeuse", "la tueuse" ou "Coquikou". Ses amis l'appellent "Nakomo".

 Polytechnique, c'est son mai 68
Après une enfance sérieuse, NKM découvre la vie de bohème… après Polytechnique. Elle effectue son service militaire en 1993, à l'âge de 20 ans. Elle s'embarque alors comme officier chef de quart sur un bateau mouillant à Djibouti, avant son "stage ouvrier" au Cambodge, puis en Birmanie. Dans la Marine, elle porte un uniforme d'homme, dont "un short très court et une chemisette échancrée". S'adaptant aux "mœurs gaillardes" des marins, elle les accompagne dans les rades portuaires, comme le Palmier en Zinc, à Djibouti, ou encore dans "les bouges" de Dar es Salaam, en Tanzanie, où elle aime bavarder avec les prostituées. A peine 9 ans plus tard, elle deviendra députée de l'Essonne.

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