Ni éditorialiste, ni gestionnaire d'actifs, NKM s'est trouvée une reconversion

Ni éditorialiste, ni gestionnaire d'actifs, NKM s'est trouvée une reconversion

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NOUVEAU JOB - Ecartée de la vie politique après sa défaite aux législatives, l'ancienne ministre de l'Environnement devient chargée de cours sur l'écologie politique, dès la fin du mois de septembre, à Polytechnique.

Editorialiste, associée d'un cabinet d'investissement ou chroniqueuse télé ne sont pas les seules options pour les politiques en recherche d'activité après une rouste politique. Si, parmi d'autres, Aurélie Filippetti, Henri Guaino, tous deux lourdement défaits aux législatives, ont choisi de s'afficher dans l'audiovisuel, une autre figure de la scène politique a choisi une autre voie. Nathalie Kosciusko-Morizet, également battue lors des élections législatives, s'est décidée à revenir à ses premières amours.


En effet, l'ancienne ministre de l'Environnement va retourner à l'Ecole polytechnique, dont elle est diplômée, pour y délivrer un cours de 20 heures sur l'écologie politique. Une évidence pour celle qui fait figure de pionnière sur le sujet, à droite de l'échiquier politique. 

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Une matière "otage de multiples intérêts"

Le programme, révèle l'AFP, est chargé : 10 cours de deux heures, un par semaine. Avec un objectif, selon le mail consulté par l'AFP : "Développer l'esprit critique nécessaire à une matière malgré tout assez nouvelle, en perpétuelle évolution, et otage de multiples intérêts. On y révisera les grandes lignes de l'histoire de l'écologie politique, les bases des politiques publiques environnementales et leurs outils, et dans la discussion, on y découvrira le dessous des cartes de ces jeux complexes." 


Entre la sortie nucléaire, les perturbateurs endocriniens et la sortie du diesel, au centre d'influences lobbyesques nombreuses, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui s'était brouillée avec Nicolas Sarkozy en raison du peu de goût de ce dernier pour la chose écologique, a de quoi faire. C'est aussi pour elle un retour aux sources après des derniers mois difficiles. L'ancienne députée avait en effet été victime d'une agression lors de sa campagne. Agression pour laquelle son agresseur a été condamné à trois mois de prison avec sursis et 1000 euros d'amende.

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