Notre-Dame-des-Landes : quand Macron ne voulait pas d'une évacuation par la force

FLASH-BACK - Edouard Philippe pourrait se prononcer dans les heures qui viennent sur l'avenir du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Quelle que soit la décision prise, le gouvernement envisage de procéder à l'évacuation par la force des "zadistes". Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'était montré pourtant un temps particulièrement réticent à cette hypothèse.

L'heure de vérité pour l'avenir de Notre-Dame-des-Landes. Le Premier ministre Edouard Philippe pourrait se prononcer dans les prochaines heures ou les prochains jours sur le projet contesté d'aéroport sur le site de Loire-Atlantique, validé par un référendum mais qui fait l'objet, sur place, d'une opposition frontale organisée par les zadistes. 


Quelle que soit sa décision, le gouvernement envisage toutefois d'évacuer les occupants de Notre-Dame-des-Landes si ces derniers ne quittent pas le site d'eux-mêmes. En attendant le choix, d'importants effectifs de police et de gendarmerie ont été déployés sur la zone.

"Je ne veux pas de violence"

Si l'exécutif semble se résoudre à l'hypothèse d'un rapport de force, Emmanuel Macron avait, durant la campagne présidentielle, marqué sa préférence pour une solution évitant toute intervention musclée. "Je ne veux pas de violence, je ne veux pas d'évacuation", disait même le candidat début 2017. "Il faut être très vigilant sur ce sujet, il n'y aura pas de brutalité."

Soucieux de tenir compte du référendum de 2016 en faveur de l'aéroport mais également convaincu qu'aujourd'hui, "on ne lancerait pas un projet du type de Notre-Dame-des-Landes", il s'était donné six mois, après son élection, pour consulter et trancher sur le sujet. 


En avril 2017, quelques semaines avant le premier tour de la présidentielle, il avait en revanche été beaucoup plus tranché dans L'Emission politique, sur France 2, affirmant qu'il y avait eu un vote et que son "souhait" était "de le respecter et de faire l'aéroport".  "Je ne vais pas arriver et envoyer les militaires à Notre-Dame-des-Landes", avait-il affirmé. "La nomination d'un médiateur calmera les choses pendant six mois. Si je n'arrive pas à convaincre, je ferai respecter les choses. Je prendrai mes responsabilités et je ferai évacuer la zone."


Neuf mois plus tard, rien n'a filtré sur la décision qui sera annoncée finalement par le chef de l'Etat à travers son chef du gouvernement. En revanche, il y aura bel et bien une évacuation. 

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