"Nous sommes des militants féministes" : quand l'ex-président du MJS accusé d'agressions et harcèlement sexuel défendait la cause des femmes

"Nous sommes des militants féministes" : quand l'ex-président du MJS accusé d'agressions et harcèlement sexuel défendait la cause des femmes

CONTRADICTION - Thierry Marchal-Beck, ancien président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) est accusé par huit femmes de harcèlement et agressions sexuelles. Pourtant, il rappelait régulièrement dans ses discours qu'il était "féministe".

Le journal Libération a recueilli le témoignage de huit femmes accusant l'ancien président du Mouvement des jeunes socialistes de harcèlement et d'agressions sexuelles. Thierry Marchal-Beck aurait agi de 2010 à 2014, parfois en public, et "beaucoup de cadres connaissaient son comportement" selon le quotidien.

Les comportements déplacés et condamnables du responsable politique ne l'empêchaient toutefois pas, sur scène, de défendre la cause des femmes. Comme le rappelait Libération dans son enquête et ainsi que l'a souligné LeLab d'Europe1, plusieurs des discours de Thierry Marchal-Beck font la part belle au féminisme, car "l'égalité est au coeur du combat socialiste", disait-il souvent. En 2011 lors d'un discours à Strasbourg, il déclarait ainsi : "Etre jeune socialiste, c’est être un militant de l’égalité et de l’universalité des droits et c’est pour cela que nous sommes des militants féministes."

Toute l'info sur

#BalanceTonPorc, le hashtag qui réveille les consciences contre le harcèlement

Lire aussi

La France rêvée de Thierry Marchal-Beck : une France égalitaire

Lors de son dernier discours de président du MJS en 2013 à l’université d’été du PS, le socialiste avait décrit comment il imaginait la France de ses rêves en 2025. "La plus grande révolution de la France de 2025, c’est que la nation est devenue un symbole de l’égalité femmes-hommes à travers le monde. Notre service public de la petite enfance est à faire pâlir ceux d’Europe du Nord et on ne compte plus les crèches, les bâtiments publics s’appelant Olympe de Gouges, Suzanne Lacore, Yvette Roudy, Simone Veil, Najat Vallaud-Belkacem. En 2025, l’égalité salariale est la norme. La question de la répartition des tâches ménagères est devenu un sujet politique déclenchant une prise de conscience considérable. Les violences faites aux femmes reculent même si elles demeurent un fléau."

La secrétaire nationale du PS en charge des droits des femmes Rita Maalouf a demandé mardi soir que Thierry Marchal-Beck soit exclu du parti. Elle souhaite qu'à l'avenir, "le harcèlement soit un motif d'exclusion".

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

REVIVEZ - "Danse avec les stars" : l'ex-Miss France Vaimalama Chaves éliminée, Bilal Hassani au sommet

EuroMillions : un Français remporte la cagnotte de 220 millions d'euros, un record en Europe

Femme décapitée à Agde : ex-boxeur et ancien candidat FN, le profil du suspect se dessine

Mort d'un étudiant nantais vacciné : l'autopsie renforce l'hypothèse d'un lien avec AstraZeneca

Covid-19 : quand thés dansants et parties de belote virent aux clusters en Loire-Atlantique

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.