Les adhérents du FN hostiles à un changement de nom ? Les ténors du parti dénoncent des "fake news"

Les adhérents du FN hostiles à un changement de nom ? Les ténors du parti dénoncent des "fake news"

CONSULTATION - Selon une information de RTL, les premiers retours de questionnaires adressés aux adhérents du Front national montrent que ces derniers refuseraient majoritairement de changer le nom du mouvement politique. Une information démentie par le porte-parole du parti, Sébastien Chenu.

Marine Le Pen en avait fait l'une des options symboliques de la grande mutation qu'elle souhaite pour son parti. Le changement de nom du Front national ne serait pourtant pas pour demain, à en croire une information révélée jeudi matin par RTL.


Selon un confidentiel de la radio, le dépouillement de près de la moitié des 28.000 questionnaires renvoyés par les militants dans le cadre de la consultation sur l'avenir du parti ferait apparaître une très forte majorité hostile à ce changement de nom. Ils seraient ainsi 80% à souhaiter que le FN reste le FN. "C'est une marque solide", s'est félicité auprès de RTL un cadre du parti.


Une information toutefois démentie par le porte-parole du Front national, Sébastien Chenu, qui a dénoncé des "fake news" auprès du Figaro, soulignant que le dépouillement n'était pas achevé et que l'analyse provisoire des bulletins montrait plutôt une tendance inverse. "C'est une fausse information", a confirmé à LCI le maire FN de Hénin-Beaumont, Steeve Briois, qui conteste également le fait que la moitié des questionnaires aient été dépouillés. "Un joli fake", a également assuré à LCI Jean-Lin Lacapelle, le secrétaire national aux fédérations, qui précise qu'un système a été mis en place pour éviter de connaître les tendances avant l'issue du dépouillement.

Un conflit ancien

Le sujet du changement de nom du FN, vu par ses défenseurs comme l'ultime étape d'une forme de dédiabolisation du parti, a fait l'objet de nombreux affrontements, dont celui qui a opposé Jean-Marie Le Pen, le fondateur du parti, et Florian Philippot, qui a quitté le FN à l'automne dernier pour fonder son propre parti "Les Patriotes". 


Dans le cadre du prochain congrès, en mars prochain, Marine Le Pen, candidate à sa propre succession, souhaite une remise à plat des fondamentaux du parti, sur le fond comme sur la forme. 


Les résultats du questionnaire adressé aux militants, qui porte sur de nombreux aspects, dont la ligne économique du parti, seront rendus publics fin février. 

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Marine Le Pen perd la présidentielle

Plus d'articles

Sur le même sujet

Lire et commenter