OFF - Législative : en cas de défaite, NKM n'a pas de plan B et trouve "absurde" la question d'une entrée au gouvernement

OFF – En ballottage défavorable dans la 2nde circonscription de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas encore envisagé ce qu'elle fera en cas de défaite. Visiblement, la question ne se posera qu’au soir du second tour a-t-elle laissé entendre sur LCI.

Le 18 juin au soir, Nathalie Kosciusko-Morizet va-t-elle se retrouver devant une page toute blanche de sa vie professionnelle ?  La question n’a rien de théorique au vu des résultats du premier tour. Avec 18,13% des voix, l’actuelle députée de l’Essonne qui s’engageait dans la 2nde circonscription de Paris est arrivée loin derrière le représentant de la République en marche Gilles le Gendre (41,81%). 


Le calcul des reports de voix laisse présager un second tour difficile, voire une possible défaite. Mais NKM se défend d’avoir envisagé la suite. "Je mets toute mon énergie dans les plans A" a-t-elle assuré sur le plateau de LCI. "Je n’ai jamais cherché la sécurité." 

"J'ai pris des risques"

L’affirmation fera sourire ses détracteurs qui avaient dénoncé son "parachutage" dans cette circonscription acquise à la droite et détenue jusqu’alors par François Fillon. Mais l’ancienne ministre de l’Écologie de Nicolas Sarkozy qui a dû au final affronter deux candidatures dissidentes de son camp - Jean-Pierre Lecoq (9,17%) et Henri Guaino (4,51%) - persiste et signe : "J’ai pris des risques quand je suis allée candidater à la mairie de Paris. Il y avait des caciques du parti qui ne voulaient pas y aller. J’ai pris des risques en présentant ma candidature à la primaire" énumère l'élue. 


A la différence d’Henri Guaino qui avait annoncé son retour probable dans son corps d’origine en cas de défaite, NKM qui a démissionné le 1er mars 2015 de la fonction publique - le corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts - parce qu’elle trouvait que "c’était plus équitable vis-à-vis des personnes du privé" ne dispose pas non plus de ce filet de sécurité.  Ne lui reste donc que son mandat de conseillère - de l'opposition - de Paris. 

Un appel d'Edouard Philippe jugé "absurde"

La suite? "Je ferai comme beaucoup de Français, je chercherai un boulot", affirmait-elle hier sur RTL. Une chose est sûre,  Nathalie Kosciusko-Morizet n’a visiblement pas envisagé un appel d’Edouard Philippe pour rejoindre le gouvernement. "Très peu probable. C’est assez absurde comme question ! " rétorque l’intéressée qui avait pourtant plaidé pour une attitude constructive envers le nouveau président au lendemain de son élection.

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