Olivier Besancenot propose de "mettre Alstom entièrement sous contrôle public"

INTERVIEW - Invité sur LCI ce jeudi matin, le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a estimé que le dossier Alstom reflétait le bilan dramatique des politiques libérales qui font tout pour les marchés.

"C’est emblématique du constat d’échec de toutes les politiques libérales, qui ont été menées par des politiques de droite comme de gauche, y compris quand Arnaud Montebourg y était."  Alors que le gouvernement tente de sauver le site de Belfort, menacé de fermeture par la direction, Olivier Besancenot dénonce la libéralisation du service public ferroviaire. 


Sur LCI ce jeudi matin, le porte-parole du NPA (Nouveau parti anticapitaliste)  pointe "une volonté politique" du président "connue depuis le début". Pour lui, le cas d’Alstom symbolise "la destruction industrielle" même : "On a mis en bourse le groupe en 1989 pour les raisons libérales connues (…) L’Etat est venu au secours en 2003 et 2004 à coup de millions d’euros. (…) Le groupe a été racheté par Bouygues, qui s’est fait un bénéfice de 1,3 milliard d’euros", puis a été dépourvu de sa partie énergétique par l’ancien PDG. 


"Tant qu’on supprime des lignes ferroviaires, tant qu’on supprime des gares, évidemment il y a moins de commandes. Les deux sont liés. Donc c’est le bilan d'échec à la fois, de la libérisation du service public ferroviaire et en même temps de la privatisation d’Alstom", assène Olivier Besancenot, pour qui la nationalisation est une solution. "Nous on propose de la mettre entièrement sous contrôle public, mais dans le cadre d’un service public des transports. On aurait l’entièreté de la logique : à la fois, la production, la construction, jusqu’à l’utilisation des chemins de fer". 


Olivier Besancenot rejoint donc l'avis de Jean-Luc Mélenchon, qui dans une tribune publiée dans Le Monde, avait dénoncé  "l'abandon de l’industrie au profit des services, des partenariats inégaux, la concentration extrême sur le cœur de métier, et l'abandon à la finance". Selon lui aussi, la logique capitaliste "prive aujourd’hui la France de conglomérats puissants, fleurons technologiques et industriels". 


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