Crise économique : "la dette du pays va augmenter", prévient le ministre du Budget

Crise économique : "la dette du pays va augmenter", prévient le ministre du Budget
Politique

INTERVIEW - Invité de LCI ce lundi, le ministre délégué aux Comptes publics a défendu les mesures économiques du gouvernement, assurant que le cap budgétaire sera tenu malgré les milliards d'euros engagés dans le cadre du plan de relance.

Olivier Dussopt a sans doute l'une des missions les plus difficiles du gouvernement. Et pour cause, le nouveau ministre délégué aux Comptes publics - en remplacement de Gérald Darmanin, passé de Bercy à l'Intérieur - a la charge du plan de relance exceptionnel décidé cette année alors que le pays, déjà durement frappé par la crise sanitaire du coronavirus, fait face aujourd'hui à une crise économique. 

"Nous avons engagé beaucoup d’argent pour faire face à la crise (...) C’est le prix à payer pour que le pays tienne, pour que la France tienne", assure Olivier Dussopt. 

"La dette du pays va augmenter"

Olivier Dussopt ne se fait aucune illusion sur les conséquences d'un plan de relance aussi massif sur les finances nationales. "La dette publique va augmenter", rappelle-t-il, faisant valoir que si pour lui le remboursement "le plus rapide sera la mieux", cela demandera toutefois plusieurs "années". Pour cela, le ministre délégué fait confiance entre "notre capacité à emprunter sur les marchés financiers" qui reste "très crédible", assure-t-il. 

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Une mission délicate car Bercy ne pourra pas compter sur une quelconque hausse des prélèvements. De fait, Olivier Dussopt l'a encore rappelé ce matin : la France devra retrouver "le plus vite possible" son "niveau de richesse d’avant la crise (...) sans augmenter les impôts". Le ministre est par ailleurs revenu sur la suppression de la taxe d'habitation, que "80% des Français ne paieront plus" cette année, tandis que les derniers 20% attendront 2021. 

Enfin, autre élément de l'équation : le budget devra également respecter "les engagements pris de 2017", notamment en termes de création d'emplois dans la sécurité, dans l’éducation, notamment pour l'accueil des élèves en situation de handicap, et dans la justice. 

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"Nous avons le système de chômage partiel le plus protecteur de toute l’Europe", a poursuivi Olivier Dussopt, louant le dispositif qui a permis d’éviter à de nombreux Français de se retrouver en grande difficulté et dont le cout est estimé à 31 milliards d'euros en 2020. Une somme justifiée pour le ministre délégué qui précise que le chômage partiel est une réponse ponctuelle visant à maintenir l'économie à flot. "L’objectif que nous avons est de répondre à la crise en tapant très fort (...) Il faut que ce soit conjoncturel et pas structurel."

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