ONPC : "Le Front national sera au deuxième tour de l'élection présidentielle", assure Bartolone

Politique
ONPC – Le président socialiste de l'Assemblée nationale était l'invité samedi soir de l'émission de Laurent Ruquier sur France 2. Et concernant la prochaine élection présidentielle, il a donné un avis très tranché : le FN au second tour, ce n'est plus une hypothèse.

Le conditionnel, c'est du passé. Invité de l'émission "On n'est pas couché" (ONPC) diffusée samedi soir sur France 2, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone a livré son pronostic sur 2017 : "Le Front national sera au deuxième tour de l'élection présidentielle".

Une déclaration à l'affirmative qui résonne avec le sondage que, hasard du calendrier, sort ce dimanche Le JDD. Selon l'Ifop, près de 31%% des Français se disent aujourd’hui prêts à glisser un bulletin Le Pen dans l'urne en 2017. Il y a quatre ans, précise l’ hebdomadaire , "ils étaient 27%".

Bartolone favorable à plus de députés FN

Alors, résigné, le candidat socialiste aux élections régionales de décembre prochain en Ile-de-France ? Pas tout à fait. Si Claude Bartolone se résoudre à admettre la présence du FN au second tour en 2017, c'est pour lancer cet appel : "Du coup, nous avons une responsabilité, la droite républicaine et la gauche, sur les mots que nous employons les uns vis-à-vis des autres, parce qu'il n'y aura qu'un des deux qui pourra être au deuxième tour (…). Mais il faut que la droite républicaine et la gauche fassent attention aux expressions et aux discours qui sont les leurs pour permettre un bon report sur celui, gauche ou droite républicaine, qui sera au deuxième tour".

Quant à introduire la proportionnelle aux élections législatives, ce qui aurait pour effet de multiplier le nombre de députés Front national, Claude Bartolone y reste en revanche favorable : "Avec le score qu'ils ont aujourd’hui dans les sondages, ils auraient des députés, et je préférerais qu'ils les aient en ayant une droite républicaine qui n'aurait pas à courir derrière le Front national (…). Je pense que la meilleure manière de les combattre, c'est de les avoir aussi en face de nous dans l'hémicycle, pour pouvoir leur apporter la contradiction et éviter la contamination."

A LIRE AUSSI
>> Intervention au Parlement européen : Marine Le Pen a "bluffé" son père
>> ONPC : pourquoi les politiques et leurs communicants en raffolent (ou pas)

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter