Open data : toujours plus de données accessibles, mais pas toutes

Open data : toujours plus de données accessibles, mais pas toutes

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NUMERIQUE - L'Elysée veut moderniser l'action publique en partageant les données produites par les services de l'Etat.

Au plus haut sommet de l'Etat, l'"open data" s'installe progressivement dans les esprits. Alors qu'avait lieu jeudi et vendredi à Paris une grande conférence sur l'ouverture des données publiques , François Hollande s'est dit favorable à "rendre le maximum de données produites par les administrations accessibles à tous", selon un communiqué .

Depuis plusieurs années, l'Etat et certaines collectivités territoriales "libèrent" des données produites par leurs services, comme la liste des équipements sportifs d'une ville, celle des restaurants répondants aux normes sanitaires. Sur le site Data.gouv.fr , plusieurs centaines de milliers de fichiers contenant des données publiques, ni personnelles ni confidentielles, sont ainsi librement consultables et réutilisables par tous. Mais l'essentiel des données produites sont encore conservées ou vendues à prix d'or.

Transparence démocratique

Vendredi, l'Elysée a confirmé sa volonté de moderniser l'Etat par l'open data. "Cette politique apporte des bénéfices certains en termes de modernisation de l’action publique, de simplifications administratives, de recherche d’économies, de pilotage de la décision et de transparence démocratique", ajoute le communiqué.

Contacté par metronews, le responsable de la mission gouvernementale Etalab chargée de l'ouverture des données, Henri Verdier, confirme que les choses s'accélèrent : "Il y a eu des engagements forts ces deux derniers jours, notamment du côté de la Cour des comptes et du secrétariat général du gouvernement".

Travail colossal

Selon nos informations, une loi pourrait bientôt définir le cadre des données qui peuvent ou ne peuvent pas être partagées. Au cours d'un déjeuner réunissant les principaux acteurs du mouvement, la secrétaire d'Etat au numérique, Axelle Lemaire, aurait même proposé d'aller vers une ouverture par défaut de toutes les données produites par les services de l'Etat. Ce qui ne devrait pas concerner celles relevant du secret industriel, judiciaire ou de la vie privée.

Pour Gaël Musquet, porte-parole de l'antenne française d' Open Street Map (la carte numérique libre et collaborative), autoriser le Service national de l'adresse à partager ses données permettrait aux développeurs du monde entier d'imaginer des algorithmes capables d'améliorer la distribution du courrier. "Mais c'est un travail colossal qui nous attend", sourit-il.

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