Guadeloupe : le rétablissement de l'ordre public "préalable à toute discussion", prévient Darmanin

Guadeloupe : des patrouilles de police ciblées

AVERTISSEMENT - Le retour au calme en Guadeloupe, en proie à une contestation sociale liée à l'obligation vaccinale contre le Covid, est le "préalable à toute discussion", a prévenu mardi le ministre de l'Intérieur.

"La réponse de l'État est ferme". Soulignant qu'il y a eu "plus de 90 interpellations", "plus de 60 gardes à vue" et des comparutions immédiates "dès hier" (lundi 22 novembre), le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a évoqué ce mardi une situation "toujours très difficile" en Guadeloupe, en proie à une contestation sociale liée à l'obligation vaccinale contre le Covid-19.

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La Guadeloupe et la Martinique en proie à de vives tensions

"Ce qui est certain c'est que le rétablissement de l'ordre public est le préalable à toute discussion évidemment", a-t-il prévenu sur France Inter, alors que des gendarmes ont encore été la cible de tirs à balles réelles la nuit dernière.

"Il y a encore des difficultés"

"Si on acceptait la revendication d'une minorité violente et agissante qui consiste à dire 'pas de vaccination en Guadeloupe', on accepterait de facto que la population guadeloupéenne est moins bien protégée contre une maladie que le reste de la population", a expliqué Gérald Darmanin.

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Guadeloupe : les images des tirs contre les policiers

Dans cette île où un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté (Insee), les violences ont débuté après plusieurs jours de mobilisation syndicale pour contester l'obligation vaccinale des soignants et des pompiers. "L'arrivée des forces de l'ordre a calmé une partie des difficultés me semble-t-il, mais il y a encore des difficultés", a-t-il insisté.

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Selon le ministre des Outre-mers, Sébastien Lecornu, les personnes mises en cause ces deniers jours "sont malheureusement déjà défavorablement connues des services de police ou de la justice qui se servent de cette crise pour s'exprimer dans la violence", a-t-il dit mardi sur France 2. Lundi, le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé la création d'une "instance de dialogue" afin de "convaincre et d'accompagner individuellement, humainement", les professionnels concernés par l'obligation vaccinale, pour tenter de calmer l'embrasement.

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