"Oui", Richard Ferrand peut rester au gouvernement malgré "l'exaspération des Français", juge le Premier ministre Edouard Philippe

SOLIDARITÉ - Invité du journal de 20H de France 2 ce mardi soir, le Premier ministre Edouard Philippe a réaffirmé son soutien à son ministre Richard Ferrand, confronté à une polémique après des informations du "Canard Enchaîné" sur une location immobilière des Mutuelles de Bretagne impliquant sa compagne, et l'emploi de son fils comme assistant parlementaire.

En pleine affaire Richard Ferrand, le Premier ministre était invité du journal de 20H de France 2 ce mardi soir.  A la question de savoir si le ministre de la Cohésion des Territoires devait rester au gouvernement, Edouard Philippe a répondu sans hésiter "oui". "Je dis oui, après avoir parfaitement compris, avoir parfaitement conscience de l'exaspération des Français, de leur émotion, de leur agacement."


Le chef du gouvernement a ensuite tenu à rappeler les règles qui devront s'appliquer dans son équipe. "Je me suis fixé des règles très claires", la première est qu'"un ministre qui serait mis en examen devrait démissionner, il n'y a aucune ambiguïté là-dessus". La deuxième règle pour les ministres "c'est d'être exemplaire dans leur attitude de ministre, et être exemplaire y compris dans leur vie privée", a poursuivi Edouard Philippe. "J'ai parfaitement conscience que des usages et des comportements passés qui ne pas illégaux mais qui ne sont plus acceptés aujourd'hui, ne peuvent plus être tolérés", a-t-il ajouté.

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Affaire immobilière de Richard Ferrand : conflit d’intérêts ou faute morale ?

Richard Ferrand, ex-socialiste rallié de la première heure à Emmanuel Macron, est confronté à une polémique et à des appels à la démission après des informations du Canard Enchaîné notamment sur une location immobilière des Mutuelles de Bretagne, qu'il a dirigées, impliquant sa compagne. Il a également employé son fils en tant qu'assistant parlementaire pendant quatre mois. A ce propos, Edouard Philippe a assuré que même s'il avait été au courant avant de faire entrer Richard Ferrand au gouvernement, il aurait maintenu sa décision de le nommer ministre de la Cohésion des Territoires.

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L’affaire Richard Ferrand

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