PACA : Estrosi rompt les négociations avec la SNCF et ouvre la porte à la concurrence

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COUP DE GUEULE - Entre Christian Estrosi et la SNCF, la rupture est consommée. Le président de la région PACA a rompu les négociations et compte ouvrir le marché à la concurrence.

Le bras de fer continue entre la région PACA et la SNCF, et cette fois-ci, c'est le président de la région Christian Estrosi qui attaque. Lors d'une conférence de presse, mercredi 5 octobre, il lance : "Je romps toute négociation avec la SNCF pour la reconduction d'une convention qui avait été signée il y a dix ans et qui voyait son terme arriver en décembre prochain".


En contrepartie de la rupture de cette  convention régissant le réseau des transports express régionaux, Estrosi compte ouvrir le marché ferroviaire à la concurrence. "J'engage l'accélération de l'ouverture à la concurrence dès 2019", et "même avant si l'Etat le permet", a martellé le président de la région, affirmant qu'il s'agit d'une "première en France" et qu'il veut faire de la région une "région pilote" en la matière.

Nous travaillons à la création d'un groupement européen de coopération territoriale qui associerait au moins Monaco et la Ligurie (Italie, NDLR).Christian Estrosi

Christian Estrosi a evoqué une collaboration possible avec la société italienne Thello, qui opère déjà des trains entre la France et l'Italie en concurrençant la SNCF. "Le train n'est pas toujours le plus adapté, des offres alternatives sont à l'étude", a ajouté le premier adjoint au maire de Nice, citant notamment les "cars régionaux" et les "bus à haut niveau de service".

Chritian Estrosi veut instaurer une gestion en régie pour organiser certaines lignes de transport ferroviaire "sur le modèle des chemins de fer de Provence" et ce afin decontrecarrer "le monopole de la SNCF". "Un service de mauvaise qualité pour 300 millions d'euros par an. C'est intolérable", lance l'édile niçois.


Les raisons de la discorde : un devis de 291 millions d'euros établi par la SNCF que la région rejette, estimant qu'il y a "36 millions de trop" au vu des "86 trains en grève, annulés ou en panne de conducteur" depuis janvier. Trop c'est trop pour Christian Estrosi qui "siffle la fin de la partie". Ce dernier a assuré que les transports continueraient d'être assurés mais que la région "ne paiera que ce qu'elle doit". "Le 3 novembre nous soumettrons aux élus (de la région) un budget unilatéral pour le devis de 2016", affirme Estrosi.

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