Paris : "une ville stressée par la politique d’Anne Hidalgo", pour Nathalie Kosciusko-Morizet

Paris : "une ville stressée par la politique d’Anne Hidalgo", pour Nathalie Kosciusko-Morizet
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OBJECTIF 2020 - Après son parachutage dans la 2e circonscription de Paris, la députée LR de l'Essonne a accordé ce vendredi un long entretien au Parisien où elle s'en prend frontalement à la politique d'Anne Hidalgo. Des premières piques qui semblent annoncer le duel que les deux femmes se livreront pour la mairie de Paris dans trois ans.

Nathalie Koscisuko-Morizet est-elle déjà en train de se placer comme la grande rivale d’Anne Hidalgo ? L’ex-candidate à la primaire de la droite pour la présidentielle semble en tout cas semer les premiers éléments pour personnifier le recours des Républicains face à la maire actuelle de Paris, dans l’optique des élections municipales de 2020. Interrogée par Le Parisien sur son "parachutage" dans la 2e circonscription, la député LR de l’Essonne évacue rapidement pour se montrer beaucoup plus incisive dans sa critique de l’édile socialiste.


"Je me suis engagée en 2013 dans un combat pour Paris […]. Pour le poursuivre, il faut pouvoir le faire à partir de mandats parisiens". Voilà comment NKM justifie son passage de l’Essonne à Paris pour les législatives de juin.  Son investiture sur la 2e circonscription de Fillon, alors qu’elle devait initialement batailler pour la 11e ? "Il me donne les moyens de poursuivre le combat parisien avec une légitimité forte qui aurait été différente sur une autre circonscription". La bisbille avec Rachida Dati, qui estimait que la 2e circonscription devait lui revenir ? "Je ne crois pas qu’elle ait candidaté à ça ni au poste de député […] puisque Rachida est déjà députée européenne et maire d’arrondissement. Elle va donc déjà devoir choisir entre deux mandats". Net et précis.

Paris est une ville stressée par la politique d’Anne HidalgoNathalie Kosciusko-Morizet

Si Nathalie Kosciusko-Morizet a décidé de se montrer lapidaire pour ne pas ajouter à la polémique interne à la droite, c’est qu’elle a dans le viseur un objectif à plus long terme et différent d’un siège à l’Assemblée nationale : la mairie de Paris. Battue par Anne Hidalgo en 2014 (52,97 % des voix contre 43,72%), NKM travaille déjà à prendre sa revanche et porte ses premières estocades.


"Aujourd’hui Paris est une ville stressée par la politique d’Anne Hidalgo", assure-elle. "Est-ce qu’ils (les Parisiens) ont le sentiment que Paris est une ville apaisée, fluide, une ville où on vit bien, que ce soit en termes de pollution ou de nuisance sonore ? Non". La charge devient plus virulente au moment d’aborder la façon dont la maire impose, selon NKM, ses mesures de restriction de circulation. "Anne Hidalgo  pratique un pouvoir très solitaire, très autoritaire avec en face d’elle un gouvernement socialiste faible qui cède sur tout". 

C’est quelqu’un qui n’a absolument aucune conviction écologique cohérenteNathalie Kosciusko-Morizet, à propos d'Anne Hidalgo

La présidente du groupe les Républicains au conseil de Paris fustige la façon dont sa rivale se sert de "la défaite nationale" du PS pour "ses ambitions futures", an ayant les mains libres pour "des mesures inefficaces". Elle ne manque pas non plus de l’attaquer sur le terrain de l’écologie : "Avec le Grenelle (elle était secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie en 2007), nous avions lancé la Zapa : la possibilité d’interdire les villes de façon progressive aux véhicules les plus polluants. Mais dans la durée, sur dix ans. Pour se donner le temps d’organiser des alternatives. Elle a attaqué la mesure, a refusé de le faire, pour finalement mettre en œuvre quelque chose de similaire mais sur 18 mois, ce qui est évidemment beaucoup plus pénalisant pour tous ceux qui doivent changer de véhicule pour en prendre un moins polluant".


Même son de cloche sur l’écotaxe pour les poids lourds circulant sur le périphérique. "Elle a attaqué l’écotaxe de la manière la plus virulente sous prétexte que c’était moi qui l’avait faite pour dire quelques mois après qu’il faudrait taxer les poids lourds sur le périphérique", se désole NKM. "C’est quelqu’un qui n’a absolument aucune conviction écologique cohérente".

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Selon un rapport, la piétonnisation des voies sur berges aggrave la circulation à Paris

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