Parution d'un livre sur Jacques Chirac : sa fille Claude demande "le droit au respect"

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COLÈRE - Alors qu'un livre sur Jacques Chirac, basé sur le témoignage de l'un de ses anciens collaborateurs, doit sortir le 5 octobre prochain, sa fille Claude se dit choquée et appelle au respect de la vie privée de ses parents.

Le magazine Paris Match daté du jeudi 28 septembre publie les bonnes feuilles d’un livre intitulé Président, la nuit vient de tomber, basé sur le témoignage de Daniel Le Conte, ancien collaborateur de Jacques Chirac. Présent aux côtés de l’ancien maire de Paris et de l’ancien président de la République tout au long de sa carrière politique, Daniel Le Conte est également présenté comme le confident des dernières années de Jacques Chirac. Claude Chirac lui avait demandé de veiller sur son père pour "être à ses côtés" et pour qu’il "l’aide à préparer ses entretiens avec ses visiteurs, le tienne au courant de l’actualité", a expliqué à Paris Match Arnaud Ardoin, l'auteur du livre. 

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Si visiblement les relations ont été bonnes entre Claude Chirac et Daniel Le Conte, décédé le 18 juillet dernier, cette dernière a pris la parole pour expliquer que sa famille n'avait pas été prévenue de la sortie de ce livre, et rappeler que son père ne l'aurait jamais accepté.

Ce livre a été fait à l’insu de Jacques Chirac et de sa famille.Claude Chirac

"Je ne veux pas polémiquer mais je souhaite dire - haut et fort – que ce livre a été fait à l’insu de Jacques Chirac et de sa famille" a déclaré Claude Chirac au Parisien. Pour elle, l’ouvrage "vient heurter de plein fouet les principes fondamentaux de dignité, de respect, de retenue qui ont toujours guidé l’existence de mes parents. (…) Ça a quand même été un choc assez violent d’en découvrir l’existence il y a quelques semaines, comme de découvrir, hier, en allant acheter des cigarettes, la couverture de Paris Match."

Elle rappelle que Jacques Chirac "a décidé d’être dans un quotidien qui, dorénavant, est strictement privé et je pense qu’il a le droit à ce respect là comme n’importe qui. (…) Notre père nous a toujours dit qu’au regard des vraies souffrances des hommes, il était indécent d’étaler en public le moindre état d’âme. On se tient droit. Et donc, vous imaginez bien que jamais il n’aurait pu cautionner une telle démarche."

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