Pas d’armes françaises utilisées par l’Arabie saoudite au Yémen ? "Ça me parait assez curieux", dit Hervé Morin

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Meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi

DUBITATIF - L'ancien ministre de la Défense, actuel président de la région Normandie, était l'invité politique d'Amélie Carrouer ce vendredi 2 novembre sur LCI. L'occasion pour lui d'émettre quelques doutes quant aux récentes déclarations de Florence Parly, selon qui aucune des armes "récemment" vendues par la France à l'Arabie saoudite n'auraient été utilisées au Yémen, théâtre d'une effroyable guerre.

"Comment peut-on un seul instant se dire que sur la panoplie des armes que nous vendons à l’Arabie saoudite aucune n’est mise en œuvre dans ces opérations militaires ? Ça me parait assez curieux." Interrogé ce vendredi sur LCI sur les déclarations de la ministre des Armées, Florence Parly, qui avait assuré mardi que les armes "vendues récemment" à l'Arabie saoudite n'étaient pas utilisées contre des populations civiles au Yémen, Hervé Morin s'est montré circonspect.

"Je ne vois pas bien comment les Saoudiens mettraient en œuvre des actions militaires sans utiliser les armes qu’on leur a vendues", a ainsi estimé l'ancien ministre de la Défense, actuel président de la région Normandie et du parti Les Centristes, selon qui le royaume wahhabite est "en permanence" l'un des plus importants acheteurs d'armes de la France. Mardi toujours, Florence Parly avait qualifié Paris de "fournisseur modeste" de l'Arabie saoudite.

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Faudrait-il dés lors, comme le réclame notamment l'Allemagne au niveau européen, arrêter la vente d'armements à Ryad ? "Je pense qu’il y a un moment où il faut adresser des messages", a répondu Hervé Morin, faisant référence à l'affaire du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi;. "Ça a beau être un grand pays, un grand pays acheteur d’armes, il y a un moment où il y a des principes que l’on doit affirmer. Non seulement les affirmer mais aussi en tirer des conséquences sur votre comportement et la politique que vous pouvez mener".

Et de poursuivre : "Continuer à vendre des armes à un pays qui, de toute évidence, procède à des actes absolument inacceptables, il y a un moment où il faut se poser la question." 

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