Pass sanitaire : la prolongation jusqu'à l'été 2022 votée à une voix près à l'Assemblée

Pass sanitaire : la prolongation jusqu'à l'été 2022 votée à une voix près à l'Assemblée

MESURE - Dans la nuit de mercredi à jeudi, les députés ont voté en faveur du projet de loi "vigilance sanitaire" qui inclut une possible extension du pass sanitaire jusqu'à fin juillet.

À l'issue de débats souvent électriques, l'Assemblée a donné dans la nuit de mercredi à jeudi, un premier feu vert au projet de loi "vigilance sanitaire", avec la possibilité controversée de recourir au pass sanitaire jusqu'au 31 juillet.

Bruits et fureur dans l'hémicycle. Le troisième projet de loi abordant la question du pass en cinq mois, outil honni par une minorité de la population, mais adopté par une large majorité des Français, a une nouvelle fois permis aux oppositions de droite et de gauche de donner de la voix contre la gestion gouvernementale de la crise.

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Le pass sanitaire, nouvel outil du quotidien

Coincé entre l'examen du budget de l'État et celui de la Sécurité sociale, le projet de loi a été adopté par seulement 10 voix d'écart, 135 voix pour et 125 contre au bout de deux jours de débats régulièrement marqués par des passes d'armes et invectives dans l'hémicycle. Le texte atterrira au Sénat dès le 28 octobre.

Parmi les points de tension : l'article 2 du projet de loi sur la vigilance sanitaire adopté à 74 voix contre 73 - qui permet  à l’exécutif de prolonger le passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022 si la situation sanitaire le justifie. La majorité a cependant évité de justesse un couac retentissant peu avant 22 heures, au moment du vote de l'article 2, cœur du projet de loi, avec une adoption ric-rac par 74 voix pour et 73 contre.

Droite et gauche s'insurgent

Les problèmes ponctuels de mobilisation dans l'hémicycle chez les députés LaREM pointés du doigt mardi matin en réunion de groupe par Christophe Castaner, chef de file des "marcheurs", n'ont à l'évidence pas été résolus.  "A une voix près, les marcheurs qui ne marchent pas aussi sûrement qu'hier ont failli buter sur le mur de la contestation de l'opposition", a tonné le communiste Sébastien Jumel. "Votre dérive sur le pass sanitaire ne passe pas !"

La candidate du RN à la présidentielle Marine Le Pen a critiqué un "chèque en blanc", dans un "état d’exception" qui devient "la norme". Du côté de la France insoumise, la députée Mathilde Panot fustige les prises de décisions du chef de l'État prises au gré "des ordres et des contre-ordres de Jupiter". 

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Situation en Outremer, mesures d'âge sur le pass sanitaire, fin de la gratuité des tests, état d'urgence jugé liberticide, suspension de soignants, changement de pied de la majorité sur le périmètre d'application du précieux sésame avant et après le 12 juillet, etc : les différents partis de l'opposition ont déroulé leur inventaire de reproches. "La répétition est utile", a ironisé Olivier Véran, jamais avare de coups de griffe.

Comme attendu, la majorité est revenue sur le couac survenu en commission des lois où le député LREM Pacôme Rupin, opposant résolu au pass, avait fait adopter de justesse un amendement qui prévoit de circonscrire l'utilisation du pass géographiquement et en fonction du taux d'incidence de l'épidémie.

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