"Coup d'Etat sanitaire" : une partie de l'opposition dénonce "l'autoritarisme" d'Emmanuel Macron

"Coup d'Etat sanitaire" : une partie de l'opposition dénonce "l'autoritarisme" d'Emmanuel Macron

RÉACTIONS - Quelques heures après l'allocution d'Emmanuel Macron, les extrêmes ont dénoncé "l'abus de pouvoir", "l'autoritarisme" du chef de l'Etat, et sa "politique inspirée des pires autocraties".

Obligation vaccinale pour des dizaines de professions et extension du pass sanitaire ont été annoncés par Emmanuel Macron lundi soir. Si ces nouvelles mesures pour lutter contre l'épidémie de Covid-19 ont été globalement bien accueillies par la classe politique, quelques-uns ont dénoncé une restriction des libertés et l'autoritarisme du chef de l'Etat. 

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"Recul grave des libertés individuelles, déconstruction de l’Etat, liquidation de notre système de protection sociale : la feuille de route de Macron est claire", a tweeté la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen. "C’est encore les Français qui paieront l’imprévoyance et l’incompétence de nos dirigeants. Pour nous, c’est non !" Son vice-président Jordan Bardella a déclaré qu'"aucun autre chef d’Etat n’aura menacé les libertés individuelles avec une telle brutalité, une telle violence, une telle quête de la division, érigées en mode de gouvernement".

Pour le sénateur RN Stéphane Ravier, "avec le pass sanitaire Emmanuel Macron s'enfonce de plus en plus dans l'autoritarisme. Les Français n'en peuvent plus de son autoritarisme de petit chef médiocre". Pour le député européen RN Nicolas Bay, "les Français en ont assez des injonctions,  des restrictions, des obligations. La liberté doit primer"

"Liberté et égalité balayées d’un revers de main"

De son côté, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) a écrit sur Twitter : "Avec Emmanuel Macron, c’est une pierre deux coups : liberté et égalité balayées d’un revers de main, pour satisfaire un hygiénisme de surcroît inefficace". Le candidat à la présidentielle a dénoncé "un président dangereux" qui "annonce un coup d’État sanitaire". "Au nom d’un hygiénisme de surcroît inefficace, c’est toute une civilisation qui s’effondre sous le poids de la lâcheté et de la médiocrité", poursuit-il dans un communiqué. "Une politique inspirée des pires autocraties fait sombrer la France dans une société du contrôle."

Du côté des Républicains, opposés à l'extension du pass sanitaire, quelques voix se sont également élevées pour dénoncer une restriction des libertés. "Un pass sanitaire pour se rendre dans un centre commercial, c'est-à-dire un pass sanitaire pour manger ?? Se rend-on bien compte de ce que cela signifie en matière de libertés publiques ? Mais dans quelle société M. Macron fait-il basculer la France ?", s'est interrogé le vice-président du parti Gilles Platret. Pour le député Julien Aubert, "l’extension du pass sanitaire revient à instaurer une vaccination obligatoire qui ne dit pas son nom, et à créer deux catégories de citoyens. Autant je suis favorable à la vaccination des soignants, autant je crois que cette mesure est brutale et inadaptée".

La gauche dénonce une "discrimination sociale"

À l'extrême gauche, si Jean-Luc Mélenchon a dénoncé "l'abus de pouvoir" et la "monarchie présidentielle" d'Emmanuel Macron, c'est surtout la "discrimination sociale" et l'inégal accès au vaccin qui sont dénoncés, ainsi que la volonté du Président de relancer la réforme des retraites. "Macron n'a consulté ni le Conseil des ministres ni le Parlement pour décider tout seul en Conseil de défense le pass sanitaire obligatoire et la destruction des retraites", a tweeté le leader insoumis. Il appelle "une grande coalition" à se former pour "l'empêcher de nuire" en réalisant sa réforme des retraites.

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Pour le député LFI Alexis Corbière, "le problème de la vaccination est aussi social. Les plus favorisés se vaccinent davantage. Il faut résoudre les inégalités devant l'accès aux soins". "En rendant obligatoire le vaccin pour les soignants puis le pays sous forme de généralisation progressive du pass sanitaire, Emmanuel Macron dessine une société du contrôle et de la discrimination généralisés", a estimé Eric Coquerel. 

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