Philippe, Hollande, Mélenchon, Sarkozy... qui sera au rassemblement contre l'antisémitisme ce soir à Paris ?

Politique
ANTISÉMITISME - Alors que le président de la République ne se rendra pas au rassemblement place de la République à Paris, le Premier ministre va faire partie du cortège, a précisé son entourage à LCI. De son côté, le Rassemblement national a indiqué qu'il organiserait son propre "hommage aux victimes des actes antisémites".

Un symbole. Face à la recrudescence des actes antisémites, des mouvements politiques ont appelé, tous bords confondus, à un grand rassemblement place de la République à Paris et partout en France. Lundi, Olivier Faure, premier secrétaire du PS a appelé Emmanuel Macron à participer au rassemblement parisien, pour "incarner la République". Si le président de la République ne pourra pas se rendre sur place, deux de ses prédécesseurs, François Hollande et Nicolas Sarkozy, seront présents ce mardi soir.


Edouard Philippe et plusieurs membres du gouvernement, dont Jean-Michel Blanquer, Florence Parly, Christophe Castaner et Benjamin Griveaux, participeront au rassemblement. 

En tout, quatorze partis politiques, dont La République en marche, Les Républicains, le PS, le MoDem, EELV et le PCF ont lancé la semaine dernière, un appel contre l'antisémitisme et invité à se réunir partout en France, notamment place de la République à Paris mardi à 19 heures. 

LFI signe l'appel malgré la polémique

La France Insoumise, indique de son côté, ne pas avoir été conviée officiellement mais a annoncé qu'elle signerait l'appel. Son chef de file Jean-Luc Mélenchon, qui a dénoncé sur Twitter "une grossière provocation du PS", devrait être présent au rassemblement parisien, selon Manon Aubry, tête de liste LFI pour les européennes. De même pour le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan. 


Le Rassemblement national de Marine Le Pen n'a pas été convié, mais Jean-Lin Lacapelle, délégué national du RN, a indiqué que "ceux qui veulent y aller iront". Dans un communiqué publié lundi après-midi, le Rassemblement national a indiqué qu'il n'entendait "pas défiler aux côtés de formations et de dirigeants politiques qui soit n'ont rien fait depuis trente ans, soit les ont encouragés". Le parti de Marine Le Pen organisera son propre "hommage aux victimes des actes antisémites en prenant l'initiative de gestes à haute portée symbolique". Si Gilles Lebreton, député  européen du parti, a reconnu sur Twitter que l'appel à défiler était une "bonne idée", il a tout de même estimé que l'ancien Front National était devenu le "bouc émissaire" des partis ayant provoqué "la montée de l'islam radical". 

Plus organisations, dont le Nouveau Parti anticapitaliste, ont en outre appelé à un rassemblement alternatif mardi à 19 heures dans le quartier de Ménilmontant,à Paris, "contre l'antisémitisme et tous les racismes", dénonçant dans le rassemblement prévu sur la place de la République "une récupération" politique. 

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