Place publique, un nouveau parti de gauche dans un paysage déjà très émietté

Place publique, un nouveau parti de gauche dans un paysage déjà très émietté

Politique
DirectLCI
POLITIQUE - "Ouvert à toutes celles et tous ceux qui partagent les principes de solidarité sociale, de respect du vivant, de renforcement de la démocratie et de promotion des droits humains", Place publique a "vocation à se structurer sur tout le territoire français et à travers l'Europe".

Raphaël Glucksmann et une vingtaine de personnalités de la société civile ont lancé, ce mardi, un nouveau parti politique. Son nom ? Place publique. Son objectif ? Occuper l'espace vacant laissé entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. "Ouvert à toutes celles et tous ceux qui partagent les principes de solidarité sociale, de respect du vivant, de renforcement de la démocratie et de promotion des droits humains", Place publique a "vocation à se structurer sur tout le territoire français et à travers l'Europe, à multiplier les réunions publiques, à contrer les lobbies et à bouleverser le champ politique", écrivent les signataires, dans Libération


Parmi eux , les économistes Thomas Porcher et Lucas Chancel, la militante écologiste Claire Nouvian, l'élu écologiste parisien Dan Lert, ou l'avocat Jérôme Karsenti, défenseur notamment d'Anticor. Le nouveau mouvement sera coprésidé par le maire de Kingersheim (Haut-Rhin) Jo Spiegel, et par la cheffe d'entreprise et spécialiste des questions technologiques Diana Filippova.

Une liste aux européennes ?

Écologiste, de gauche et pro-européen, le nouveau parti s'annonce proche sur le fond d'Europe Écologie Les Verts et de Générations. Raphaël Glucksmann était d'ailleurs présent, comme le député européen Yannick Jadot, au lancement du parti de Benoît Hamon, le 1er juillet 2017.  Pourrait-il présenter à son tour une liste aux Européennes, dans un paysage de gauche déjà très émietté ?


Place publique maintient une certaine ambiguïté sur le sujet. "On ne va pas faire une liste de plus, la cinquante-septième (...) Après, si on veut peser, on doit se saisir des échéances électorales. Est-ce que ça se transforme en liste ? Franchement, on n'en sait rien", explique Raphaël Glucksmann à l'AFP. L'enjeu est d'"inventer un mouvement qui pèse sur la sphère politique, qui n'est pas un think tank, mais qui se définisse d'abord comme un laboratoire de solutions, d'idées, et de plateforme des luttes qui existent déjà", précise-t-il. 

Plusieurs des signataires ont été approchés pour figurer sur des listes, mais ont décliné, assurent-ils.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter