Plan de lutte contre les violences scolaires : l’école n'est pas "une maison de redressement" mais "un lieu de savoir", insiste Nicole Belloubet

Politique

GRAND JURY LCI - Invitée du Grand Jury ce dimanche, Nicole Belloubet a été interrogée sur la question de la sécurité dans les établissements scolaires quelques jours avant la présentation d'un plan contre les violences scolaires. Si la garde des Sceaux a estimé que les forces de l’ordre doivent avoir accès aux écoles lorsque cela est "nécessaire", elle a rappelé que l’école est un "lieu de savoir".

"Je connais bien le milieu scolaire". Ce dimanche 28 octobre sur le plateau du Grand Jury, la ministre de la Justice - qui fut rectrice d'académie pendant huit ans - a été interrogée à propos de la lutte contre la violence à l’école. Elle présentera mardi - avec les ministres de l'Intérieur et de l'Education - un plan de lutte contre les violences en milieu scolaire, dix jours après la mise au jour d'une agression d'une professeur avec une arme factice.  Il prévoit notamment un renforcement de la sécurité aux abords des établissements ou la présence policière dans les établissements, dans certains cas. Mais pas question de faire des écoles des "maisons de redressement".

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Uniquement en "temps de besoin"

 

Interrogée sur cette question, la ministre des Sceaux a estimé que les forces de l’ordre doivent en effet avoir accès aux établissements "lorsque cela est nécessaire", notamment s’il y a un "trouble particulier dans l‘établissement ou aux abords". Avant de relever que c’était "déjà le cas aujourd’hui" et d’appuyer sur le besoin de faire appel aux policiers "qu’en temps de besoin".

Une réaction qui semble donc repousser l’idée de la présence de forces de l’ordre de façon permanente. Nicole Belloubet a d’ailleurs insisté à plusieurs reprises sur l’importance de ne pas faire de l’école "une maison de redressement". "Il est indispensable de concevoir l’école uniquement comme un lieu de savoir". 

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