Plan d'économies : Valls va compter ses troupes à l'Assemblée

Plan d'économies : Valls va compter ses troupes à l'Assemblée

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POLITIQUE - Les députés seront consultés mardi sur le plan de 50 milliards d'économies proposé par Manuel Valls. Dénonçant "un pacte d'austérité", de nombreux socialistes ont menacé de ne pas le voter. Mais après ses quelques concessions, le Premier ministre ne craint plus guère un vote négatif.

Les votes se suivent mais se ressembleront-ils ? Le 8 avril dernier , après la fronde de nombreux députés socialistes, Manuel Valls avait finalement obtenu une large confiance des députés lors de son premier discours en tant que chef de l'exécutif . Mardi, sa politique est une nouvelle fois soumise au vote (consultatif) des députés, qui devront approuver ou non son plan d'économies de 50 milliards d'euros. Si de nombreux socialistes menacent de ne pas voter pour ce "plan d'austérité", le risque que le Premier ministre n'obtienne pas la majorité reste pourtant faible.

Cette fois encore, la fronde est venue de l'aile gauche du PS. Certains ont proposé des plans alternatifs, d'autres ( trois d'entre eux pour l'heure ) ont même explicitement annoncé leur intention de voter contre le plan d’économies. Pour éteindre l'incendie, le Premier ministre a donc misé sur quelques concessions sociales : petites retraites préservées, augmentation du salaire des fonctionnaires les plus modestes, revalorisations du RSA. Le tout détaillé dans une lettre envoyée lundi aux députés afin de prouver qu'il les avait entendus. "Manuel Valls a montré avec sa lettre qu'il avait bougé sur le fond et sur la forme. Il nous a écoutés", se félicite auprès de metronews, le député PS du Val-d'Oise, Philippe Doucet.

"Je reste convaincu que ces 50 milliards d'économies sont une erreur"

Tous les députés frondeurs sont-ils pour autant rentrés dans le rang ? "Les concessions de Manuel Valls pour préserver le revenu des plus modestes sont une bonne chose, mais le pacte de responsabilité est toujours là", continue de déplorer pour metronews le député socialiste Pouria Amirshahi. "Je reste convaincu que ces 50 milliards d'économies sont une erreur. Et le cadeau accordé à ces entreprises sans contrepartie, n'est pas judicieux. Je verrai demain avec mes collègues si je m'abstiens ou si je vote contre. Une chose est sûre, je ne voterai pas pour", promet-il.

Histoire d'achever de convaincre sa majorité, Manuel Valls rencontrera mardi les députés socialistes. Mais l'incendie semblait déjà largement circonscrit lundi soir, alors que le bureau national du PS devait se réunir pour adopter une position commune. "Nous demanderons que l'ensemble des parlementaires respectent la décision du bureau national. J'ai confiance. Je pense que très largement ce sera entendu", a prévenu, confiant, le nouveau premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis. Pendant que le chef des députés socialistes, Bruno Le Roux, avertissait les éventuels récalcitrants : ils pourraient se voir sanctionner.

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