Plan pauvreté : grand flou autour d'un report possible des annonces d'Emmanuel Macron

Politique
SOCIAL - Les annonces d'Emmanuel Macron pour lutter contre la pauvreté, attendues depuis plusieurs mois, pourraient être reportées à la rentrée. Pour l'heure, le gouvernement ne donne aucune date, car les "arbitrages" n'ont pas été finalisés. Mercredi sur LCI, la ministre Agnès Buzyn invoquait aussi le calendrier... de la Coupe du monde.

Le "plan pauvreté" du gouvernement, tant attendu par les associations qui ont planché dessus durant six mois, ne verra peut-être pas le jour avant les vacances. Les annonces d'Emmanuel Macron, qui devaient en principe intervenir courant juillet, et plus précisément la semaine prochaine, pourraient en effet attendre la rentrée, a indiqué mercredi une source élyséenne. 


C'est Agnès Buzyn qui a évoqué en premier, mercredi matin sur LCI, la possibilité que ce plan auquel elle a contribué soit reporté. La ministre de la Santé a en effet laissé entendre que les résultats de l'équipe de France de football à la Coupe de monde risquait de compliquer l'agenda du président de la République, qui s'est engagé à suivre les matches sur place si les Bleus atteignaient les quarts de finale...

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L'invitée politique d'Adrien Gindre du 4 juillet 2018 : Agnès Buzyn

Date indéterminée

Des explications jugées consternantes par Laurent Wauquiez. Jeudi matin sur CNews, le patron de LR a déploré le report "d'un plan sur un sujet aussi important, juste parce qu'il n'y a pas de créneau médiatique pour le Président". 


D'autres raisons que le ballon rond ont été invoquées dans la foulée. "Le football n'est évidemment pas la seule raison pour un report. Mais c'est sûr qu'on ne fait pas une annonce de cette ampleur un jour de foot", a pointé une source gouvernementale. Précisant qu'aucune date n'avait été fixée à ce jour car "les arbitrages ne sont pas rendus". "Le plan n'est pas totalement ficelé. Le Président mature encore ce sujet", a-t-on précisé à l'AFP.


Parmi les arbitrages qui n'auraient pas été tranchés : la possible recentralisation du RSA, qui relève pour l'heure des départements, dont les élus ont provisoirement claqué la porte des discussions avec l'exécutif. En outre, il serait encore question pour l'Elysée de recevoir à nouveau les associations qui ont contribué à l'élaboration de ce plan, dont Emmanuel Macron semble bien décidé à faire un marqueur de sa politique sociale. 

Déclaration a minima ?

Certaines sources ont également évoqué la possibilité qu'Emmanuel Macron annonce une partie des mesures de ce plan pauvreté lors de son allocation devant le Congrès, prévue ce lundi. 


Le plan de l'exécutif prévoit notamment la mise en place du "versement social unique", regroupant toutes les prestations sociales, qui seraient versées automatiquement aux bénéficiaires, le même jour du mois, et seulement un trimestre après la constatation des revenus réels. Une revalorisation de la prime d'activité faisait également partie des engagements de campagne d'Emmanuel Macron, mais elle pourrait aussi faire l'objet d'une modulation. Enfin, il serait question de généraliser la "Garantie jeunes", accompagnant les 16-25 ans dans l'insertion professionnelle, à près de 200.000 jeunes. 

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