Propos de Fillon sur l'IVG : une séance interrompue à l'Assemblée nationale après des échanges houleux

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EMPOIGNADE - Alors que François Fillon et Alain Juppé s'écharpent sur la question de l'avortement, la polémique a été l'origine mercredi matin d'un incident à l'Assemblée nationale.

La confrontation Juppé - Fillon sur l'avortement s'est invitée ce mercredi 23 novembre à l'Assemblée nationale. Lors d'une séance de commission des Affaires sociales qui portait sur la proposition de loi visant à une extension du délit d'entrave à l'IVG, les esprits se sont rapidement échauffés, relève La Chaîne Parlementaire. 


La séance commence à peine. Il est à ce moment question de sanctionner les sites qui, sous couvert d'informer sur l'IVG, cherchent en réalité à dissuader les femmes d'avorter. La rapporteuse du texte, la socialiste Catherine Coutelle, fait rapidement allusion aux propos de François Fillon sur l'avortement. "Le choix de recourir à l'IVG ne relève pas d'une expression d'une opinion personnelle", lance-t-elle. Et d'ajouter : "Je le dis dans un débat qui aujourd'hui agite un peu l'opinion publique, c'est l'exercice d'une liberté fondamentale."

La séance interrompue

La suite est loin de calmer les esprits. L'orateur du groupe PS Alain Ballay essaie également une sortie : "Il est effectivement, je dirais presque inquiétant, de voir les sujets, notamment une remise en cause de l'IVG, et certains hommes politiques revenir sur ce droit..." Le député PS de Corrèze ne parvient pas à terminer sa phrase, alors que des grognements montent de la salle. "Il n'y a qu'à regarder la presse, messieurs. La porosité qu'il y a..." tente-t-il de nouveau. Mais le brouhaha rend la tenue d'un débat impossible. La présidente de la commission est contrainte d'interrompre la séance, à peine 10 minutes après son ouverture. Selon Jean-Frédéric Poisson, la séance a dû être interrompue à "cause de vol de noms d'oiseaux", écrit-il sur son compte Twitter. 

Interrogé par LCP, le député LR Denis Jacquat reconnaît avoir qualifié  Alain Ballay de "con". "C'est qui ce con ?", aurait-il lâché. Il refuse toutefois de qualifier ce "juron" d'insulte.  Il dénonce "un coup fourré du PS". Selon lui, le parti aurait "volontairement" inscrit l'examen de ce texte durant l'entre-deux-tours de la primaire. "La commission est un lieu de travail, pas de politique politicienne", assène-t-il. 

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