Polémique sur la manifestation de la France insoumise : que reproche-t-on à Raquel Garrido ?

Politique

MADAME IRMA - Chroniqueuse dans l'émission de Thierry Ardisson, "Les terriens du dimanche", la porte-parole de la France insoumise Raquel Garrido, s'est félicitée du succès de la manifestation du samedi 23 septembre dans l'émission diffusée le dimanche 24. Sauf que le programme a été enregistré le jeudi... L'intéressée nie pourtant avoir menti et se défend.

Il n'a pas fallu très longtemps à la nouvelle émission de Thierry Ardisson, "Les terriens du dimanche", diffusée tous les dimanches à 19h sur C8, pour connaître sa première polémique. Et celle-ci est liée à l'une des chroniqueuses les plus médiatiques du show : Raquel Garrido, porte-parole de la France insoumise. Dans l'émission du dimanche 24 septembre, Raquel Garrido se félicite du "succès" rencontré par la manifestation organisée par sa formation, la veille, le 23 septembre. Jusqu'ici, rien d'inattendu. Sauf que l'émission a été enregistrée.

Mardi, le service "Check News" du quotidien Libération publie un article, rédigé en réponse à la question d'un internaute : "Raquel Garrido parle d'une manifestation réussie [celle du 23 septembre] dans "Les terriens du dimanche". Or l'émission diffusée le dimanche 24 (je crois) aurait été enregistrée avant la manifestation. Est-ce vrai ? Si oui, est-ce légal de mentir ainsi ?

Dans la réponse de Libération, on peut lire que, "à trois reprises, Raquel Garrido évoque la marche du 23 septembre en disant 'hier'... A la troisième fois, les autres chroniqueurs semblent en rire", et que "Télé Paris, la boîte de production des 'Terriens du Dimanche', nous a en effet confirmé que l'émission avait été enregistrée, comme c'est toujours le cas, le jeudi précédant le dimanche de diffusion". Et de conclure : "Mentir n'est pas illégal. Ni feindre le direct quand on est en différé."

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L'histoire aurait pu s'arrêter là, mais Raquel Garrido à décider de répondre et de s'offusquer de l'article de Libé. S'en suit un dialogue de sourds sur Twitter entre la porte-parole de la France insoumise et les journalistes du service "Désintox" de Libération, qui a écrit l'article. En voici quelques morceaux choisis.

Pour se défendre, Raquel Garrido use de plusieurs arguments : d'autres émissions ont déjà utilisé commenté l'actualité "par anticipation", qu'il est possible de retirer la séquence du montage, qu'associer cette pratique à du mensonge relève de la diffamation, et qu'au moment de la diffusion ses propos sont exacts.

Par la suite, Raquel Garrido a même exhumé plusieurs tweets de Johan Hufnagel, directeur délégué de Libération, sur le traitement en amont de la manifestation de la France insoumise du 18 mars dernier, et partagé un tweet assimilant les critiques à une "meute de misogynes". Résultat : de nombreux médias ont relayé la polémique, et beaucoup en rient. 

Une friction par tweets interposés qui intervient d'un contexte bien particulier pour le parti de Jean-Luc Mélenchon. Le 23 septembre, jour de la dernière manifestation de la France insoumise, plusieurs médias dont Libération avaient notamment annoncé la création d'un média estampillé FI, appelé tout simplement "Le Média". Et la directrice de la communication du leader de la FI, Sophia Chikirou, d'assurer que ce site sera "pluraliste", et non pas le "média de Mélenchon".

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