POLEMIQUES - Attentats à Bruxelles : quand les politiques s'emballent sur Twitter

POLEMIQUES - Attentats à Bruxelles : quand les politiques s'emballent sur Twitter

A CHAUD - A peine deux heures après les explosions dans l’aéroport et le métro bruxellois, des responsables politiques français ont réagi à chaud sur Twitter. Derrière les messages de soutiens, quelques propos polémiques.

Des messages de soutiens aux compatriotes belges. Mardi matin, la classe politique était unanime pour adresser, sur les réseaux sociaux, la solidarité du peuple français aux habitants de Bruxelles. A l'instar du patron des Républicains, Nicolas Sarkozy.


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Malgré tout, quelques réactions hexagonales suscitaient déjà un début de polémique. Parmi celles-ci, la sortie du patron des députés socialistes, Bruno Le Roux, qui accusait mardi matin la droite sénatoriale de refuser de voter le texte sur la déchéance de nationalité qui avait été adopté par les députés.


De la "bêtise", a fustigé immédiatement Bruno Beschizza, le secrétaire national des Républicains à la sécurité. Le vote solennel de la révision constitutionnelle est prévu mardi au Sénat, mais l'incompatibilité des versions adoptées par les députés et les sénateurs semble enterrer la mesure relative à la déchéance de nationalité . Plus véhément, le député européen PS Guillaume Balas a demandé à Bruno Le Roux de "se taire". 

Bruno Le Roux est toutefois revenu sur cette polémique naissante, en assurant à la chaîne LCP qu'il n'avait pas connaissance du drame à Bruxelles au moment où il s'est exprimé sur la déchéance de nationalité.

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Autre sortie polémique, celle de Robert Ménard, le maire de Béziers proche du FN, habitué des provocations. Ce dernier s’est autorisé à rebondir sur les attentats de mardi matin, à peine commis, pour s’en prendre à  la campagne du gouvernement français contre le racisme et l’antisémitisme , présentée sous le hashtag #tousuniscontrelahaine. Il en a rajouté une couche un peu plus tard, oubliant manifestement que le Stade de France, visé en novembre, est situé à Saint-Denis.


Le sénateur FN David Rachline s'est empressé de faire le même rapprochement, comme l'a souligné Var Matin . Dans le même registre, la députée européenne LR Nadine Morano, après avoir rendu hommage aux victimes, s’est sentie obligée de fustiger, elle aussi, la campagne de communication antiraciste du gouvernement.


Dans un registre assez habituel, le fondateur du FN, Jean-Marie Le Pen, n'a pas attendu pour fustiger la politique d'immigration de la Belgique.


Dans un registre également polémique, le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a estimé, dans un communiqué, que "notre pays n'a toujours pas pris les mesures nécessaire pour assurer la sécurité des frontières", jugeant que les contrôles aux frontières restent "sporadiques" et s'en prenant à la "réduction du nombre de douaniers".

Quant au député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, il s'est demandé si les autorités disposaient des "armes" nécessaires pour mener la guerre contre le terrorisme, évoquant lui aussi la question des frontières et de la sécurité européenne.


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