Polémiques Sarkozy, Royal, Valls : ce que les Français pensent de la com' des politiques

Polémiques Sarkozy, Royal, Valls : ce que les Français pensent de la com' des politiques

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QUÊTE DE SENS – Selon un sondage Ifop pour LaFrench'Com que metronews s'est procuré, seuls 11% des Français jugent que les politiques communiquent comme il faut. Pour la moitié, c'est "pas assez", pour 39%, "trop". C'est surtout la qualité de leur com' qui est en cause.

Nicolas Sarkozy comparant les migrants à une fuite d'eau , Ségolène Royal boycottant le Nutella , Manuel Valls justifiant laborieusement son voyage à Berlin pour la Ligue des champions … Ces trois cas d'école de mise en scène politique ont marqué l'actualité ces derniers jours. Aussi lira-t-on avec intérêt le sondage Ifop pour LaFrench'Com que metronews s'est procuré.

A première vue, la perception sur le sujet est assez ambiguë. La moitié des sondés (50%) estime que les politiques ne communiquent "pas assez". Et a contrario, 39 % d'entre eux  - principalement les catégories les plus diplômées - jugent qu'ils en font trop. À peine plus d'un Français sur dix (11%) y trouve son compte. "Ce n'est pas si contradictoire, estime Frédéric Dabi, directeur du département Opinion de l'Ifop. Pour les Français, c'est moins une question de quantité que de qualité."

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Pour le sondeur, les Français ont désormais "intériorisé" la frénésie communicante des politiques, devenue la règle sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy et, époque oblige, accélérée par les réseaux sociaux. Finie l'époque où François Mitterrand et Jacques Chirac ménageaient leur silence - et celui de leurs ministres. "Les politiques ont intégré le fait qu'ils doivent s'exprimer pour faire de la pédagogie, analyse Frédéric Dabi. Leur problème, aujourd'hui, c'est surtout la finalité de cette communication." Un constat froid nettement exprimé : 86% des Français estiment que les politiques passent "davantage de temps à communiquer qu'à agir".

"Il y a une confusion sur le terme 'communication', observe pour sa part le politologue Thomas Guénolé, enseignant à HEC Paris, contacté par metronews. Une écrasante majorité de Français reste indifférente aux numéros de claquette, qu'ils viennent de Nicolas Sarkozy ou de Manuel Valls. En revanche, ils ont faim d'explications concrètes sur ce que font les politiques au pouvoir ou dans l'opposition. Ce qui est extrêmement inquiétant, c'est ce décalage entre les effets de manche et la quête de sens." A ce titre, les Français restent fidèles à une tradition bien à eux : le rejet de la "peopolisation" de la vie politique. 72% d'entre eux accusent les responsables publics de trop parler de leur vie privée. 

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