Policier tué à Avignon : Jean Castex reçoit les syndicats de police ce lundi

Le Premier ministre français Jean Castex lors d'une rencontre avec des policiers dans le quartier argentin de Beauvais, au nord de Paris.

GARANTIES - Quelques jours après le meurtre d'Éric Masson à Avignon, le Premier ministre reçoit à Matignon des syndicats de police en colère qui réclament une réponse pénale plus forte contre ceux qui s'attaquent aux forces de l'ordre.

Quelle réponse de l'exécutif aux revendications des forces de l'ordre ? Jean Castex reçoit ce lundi les représentants des syndicats de police après le meurtre de deux de leurs collègues à Avignon et Rambouillet. Tous font état de la "lassitude" des fonctionnaires face aux violences répétées. "Pas un jour ne passe sans qu'il y ait des heurts dans les quartiers difficiles avec jets de projectiles et tirs de mortier d'artifice ou des guets-apens", déplore Grégory Joron (Unité SGP Police). 

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Avignon : le policier Éric Masson tué lors d'une opération antidrogue

Endeuillés et échaudés, les policiers réclament au gouvernement une réponse pénale plus forte pour les récidivistes et ceux qui s'attaquent aux forces de l'ordre. À un an de la présidentielle, difficile pour l'exécutif de rester sourd à ce malaise si bien que plusieurs pistes sont sur la table, de la fin de l'automaticité des remises de peine à l'instauration de peines minimums en passant par le travail sur les mineurs. 

"Les policiers sont à bout"

Au-delà de nouvelles mesures ponctuelles, les organisations syndicales veulent des décisions "courageuses et de long terme".  "Il faut améliorer la chaîne pénale. Aborder le problème les yeux dans les yeux. Il faut simplifier le Code pénal pour apporter des réponses rapides aux victimes", estime David Le Bars (syndicat des commissaires). "Les policiers sont à bout, excédés. Le climat est tendu et la population commence à comprendre", ajoute-t-il. "Ce n'est pas l'insurrection, mais le chaos. Nous attendons un vrai signal du gouvernement", assène Fabien Vandelmelryck (Alliance) selon qui la "justice a un problème de moyens". De son côté, bien que restant "optimiste", Grégory Joron relève qu'il y a "une colère" forte chez une partie des policiers face à la violence quotidienne. Un constat qui fait écho à la déclaration d'Emmanuel Macron samedi reconnaissant l'existence d'une "violence dans la société" qui "enfle".

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Depuis quelques années, la violence à l'encontre des policiers s'est exacerbée, dans le sillage notamment des manifestations contre la loi travail El Khomri (2016), et le mouvement des "Gilets jaunes". En l'espace de dix jours, la profession a été endeuillée par la mort d'une agente administrative, Stéphanie Monfermé, tuée au commissariat de Rambouillet et celle d'Éric Masson abattu lors d'une opération sur un point de deal en plein centre d'Avignon. 

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