Policiers attaqués en Essonne : Cazeneuve qualifie les agresseurs de "sauvageons", le mot fait polémique

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REPRISE - Invité de RTL ce lundi, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a qualifié les agresseurs des quatre policiers à Viry-Châtillon de "sauvageons". Une référence aux propos tenus par Jean-Pierre Chevènement dans les années 90, pour qualifier les jeunes délinquants de banlieue.

L’emprunt ne peut pas être une coïncidence. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a repris à son compte le terme de "sauvageons", tenu en 1999 par l’un de ses prédécesseurs, Jean-Pierre Chevènement, pour qualifier les agresseurs des quatre policiers à Viry-Châtillon, dont deux ont été grièvement brûlés par des cocktails Molotov. "Ils ont été attaqués par une bande de sauvageons", a-t-il affirmé ce lundi sur RTL.

Bernard Cazeneuve a donc repris à son compte l’expression de son prédécesseur pour qualifier les quatre personnes ayant attaqué quatre policiers à l’aide de cocktails Molotov samedi à Viry-Châtillon. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont moqué les mots du ministre, les jugeant trop faibles.

"Dans 'sauvageon' il y 'sauvage'", a expliqué M. Cazeneuve, sans pouvoir préciser s'il y avait des mineurs parmi les agresseurs. "C'est une véritable attaque barbare, sauvage, qui était destinée à tuer".


Selon le Larousse, un sauvageon définit un "enfant farouche, qui a grandi dans l’abandon et sans éducation, comme un sauvage". Mais il a également une autre signification, se rapportant au vocabulaire arboricole. Il s’agirait d’un "jeune arbre poussé sans avoir été cultivé". D’autes définitions décrivent le sauvageon comme un "arbre ou arbuste qui a poussé spontanément dans la nature". 


Chevènement avait utilisé ce terme lors de son passage au ministère de l’Intérieur (de juin 1997 à août 2000) sous le gouvernement Jospin, pour désigner les jeunes délinquants des banlieues françaises. Il souhaitait "mettre hors d’état de nuire les "petits caïds", les "sauvageons" et démanteler les bandes organisées qui tiennent certains quartiers". Des propos qui avaient suscité de vives réactions, notamment dans son camp. Les socialistes lui reprochaient alors de stigmatiser une partie de la population.


Libre à chacun de juger si le terme convient pour des personnes ayant incendié des policiers. 

VIDÉO - Policiers attaqués à Viry-Châtillon : "Cette agression est une abjection", affirme Cazeneuve

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