Poste de police contre mosquée : la justice suspend le projet du maire FN de Mantes-la-Ville

Politique
REBONDISSEMENT - La justice a suspendu vendredi le projet de Cyril Nauth, maire FN de Mantes-la-Ville, et premier édile frontiste d'Ile-de-France, d'installer un commissariat sur l'emplacement d'une future mosquée.

Le tribunal administratif de Versailles a donné raison au préfet des Yvelines dans le conflit qui l'oppose au maire de Mantes-la-Ville. La justice a ainsi rétoqué le projet de Cyril Nauth d'installer un poste de police municipale sur l'emplacement d'une future mosquée.. Selon le tribunal, cette décision était entachée d'"un détournement de pouvoir". 

Le représentant de l’Etat avait attaqué le droit de préemption exercé par la municipalité sur l’ancienne trésorerie de la ville dans le but d'empêcher la création d’une salle de prière. Une délibération municipale qui est donc désormais suspendue. Le juge "a estimé, dans chaque affaire, que le moyen tiré du détournement de pouvoir était de nature à créer un doute sérieux sur leur légalité". 

Bras de fer entre le préfet et le maire FN

De son côté, Cyril Nauth s'est toujours défendu de toute mesure idéologique. "Notre projet est sérieux, solide et concret", inspiré par "l'intérêt général", soutenait-il en juin, "ce qui n'est pas le cas d'un lieu de culte musulman". Pour lui, il s'agit "de renforcer la police municipale", une de ses promesses de campagne. La police municipale, qui compte dix agents et employés, et que le maire veut porter à 13,  est actuellement logée dans un pavillon de 90 m2.

Si son projet aboutissait, le poste serait installé dans les 300 m2 de l'ex-trésorerie, auxquels s'ajouteraient 175 m2 de sous-sols pour les archives municipales. Le coût s'élèverait à 660 000 euros pour l'achat du local et 100 000 euros de travaux.
 

À LIRE AUSSI >> Mantes-la-Ville : le FN veut "moins de hip-hop aux frais de la princesse"

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter