Pour chasser des gens du voyage, un maire déverse des tonnes de terre sur leur terrain

Pour chasser des gens du voyage, un maire déverse des tonnes de terre sur leur terrain
Politique

COUP DE POING - Pour forcer les gens du voyage à quitter le stade municipal qu'ils occupaient illégalement depuis 10 jours, le maire de Saint-Brès, dans l’Hérault, a fait condamner la quasi-totalité des accès en déversant des monticules de terre.

Le maire de la commune n’y est pas allé par quatre chemins. Lassé de l’occupation illégale d’un terrain de la ville par une cinquantaine de caravanes de gens du voyage, soit environ 250 personnes, le maire (sans étiquette) de Saint-Brès a fait déverser lundi soir des tonnes de terre aux points d’entrée du stade occupé, rapporte  Midi libre . Objectif : limiter les allées et venues, et mettre la pression aux occupants.

"Je suis excédé. C'est insupportable. Et comme si cela ne suffisait pas, les services de l'État ne font pas leur boulot. J'ai donc décidé d'employer ma propre méthode après avoir signalé mes intentions à la préfecture et à la gendarmerie", justifie auprès de nos confrères Laurent Jaoul, le maire de cette petite commune de l’Hérault. Si le maire tape du poing sur la table et emploie la manière forte, c’est d’une part pour les "200 enfants du centre de loisirs qui doivent utiliser le stade et l'aire de loisirs. Aujourd'hui, c'est impossible. Ils doivent rester dans une cour, sur un bitume chaud bouillant", explique-t-il. Mais aussi parce que l’édile semble être fatigué de son bras de fer.

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Un arrêté d'expulsion rendu mercredi soir ?

"Ils avaient promis de partir dimanche [dernier, ndlr]. Ils n'ont pas tenu leur parole alors qu'ils avaient signé une convention devant les gendarmes. Ils trouvent tous les jours des prétextes différents. [...] S'ils ne quittent pas le stade avant mercredi soir, je les bloque complètement à l'intérieur en déversant un nouveau camion de terre sur la dernière entrée et sortie", menace le maire.

Selon France 3 Languedoc-Roussillon , une quinzaine de caravanes ont déjà quitté les lieux. Ceux qui restent se sont dits surpris par la réaction de la municipalité, mais risquent de devoir bientôt leur emboîter le pas. Laurent Jaoul a en effet demandé l'intervention du préfet du département qui pourrait rendre dès ce mercredi soir un arrêté d'expulsion. Quant aux tas de terre, ils devraient rester pour éviter que d'autres caravanes ne s'installent.

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