Pour Jean-Luc Mélenchon, l'échec de la mobilisation contre les réformes est dû à "la division syndicale"

Politique
BILAN - Actant l'échec du mouvement social contre les premières réformes d'Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon incrimine dans une interview au Parisien les "divisions syndicales" et assure que son mouvement a "tout fait" pour "organiser la mobilisation".

Jean-Luc Mélenchon à l'heure du premier bilan d'étape du quinquennat. Dans une interview accordée vendredi au Parisien, le leader de La France insoumise acte une nouvelle fois l'échec de la mobilisation contre les réformes d'Emmanuel Macron, dont celle du Code du travail. "La mobilisation n'a pas été ce qu'elle aurait dû être", reconnaît le député des Bouches-du-Rhône, tout en contestant avoir commis une erreur d'analyse politique face à la "politique antisociale de Macron". "C'est un paradoxe, car le pays rejette les politiques libérales. Et tous les signaux indiquent qu'il y a un potentiel de combat très important." 


L'ancien candidat à la présidentielle l'assure en tout cas au Parisien, "à La France insoumise, on aura tout fait pour motiver et organiser la mobilisation". 

Les syndicats en ligne de mire

La faute à qui, alors ? "A la division syndicale", pointe Jean-Luc Mélenchon, mais aussi "à la division entre le syndical et le politique". "Nous avons prouvé qu'on ne cherchait pas à alimenter cette division lorsque, le 23 septembre [journée d'action contre la réforme du travail à l'appel de LFI, ndlr], j'ai dit aux syndicats de prendre le leadership de la lutte et que LFI appuierait. Que s'est-il passé ? Rien." Et selon le député, "cette double division a totalement démoralisé la capacité de résistance". 

Ce n'est pas seulement la faute des syndicats. Questionné sur son relatif isolement sur la scène politique, Jean-Luc Mélenchon explique que "le peuple doit apprendre à se fédérer sans compter sur les fantômes de l'ancienne gauche", jugeant que le PS, "problème numéro un", est inaudible, que le PCF "multiplie les traquenards" contre son mouvement et que les Verts "ont disparu".  Les Insoumis vont donc, seuls, "se mobiliser sur à peu près tout" dans les mois qui viennent et tenter de "maintenir allumé le fanal de la résistance" jusqu'aux élections européennes, qui seront, promet-il, "un référendum contre l'Europe de Macron et de Merkel". 

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