Pour Najat Vallaud-Belkacem : Benoît Hamon est "une chance" pour la gauche

Pour Najat Vallaud-Belkacem : Benoît Hamon est "une chance" pour la gauche
Politique

EN CAMPAGNE – Dans un entretien accordé au journal Libération, la ministre de l’Education nationale affirme qu’elle soutiendra le vainqueur de la primaire du Parti socialiste, Benoît Hamon. Elle invite également Emmanuel Macron à préciser son programme.

Najat Vallaud-Belkacem  était la seule ministre en exercice à se déplacer pour assister à l’investiture du candidat à la présidentielle du PS, Benoît Hamon, à Paris dimanche dernier. Après avoir fait campagne pour Manuel Valls lors des primaires, la ministre a donc opté pour l’unité de son parti politique. Lundi, alors qu’elle recevait des journalistes du quotidien Libération, la femme politique va plus loin dans ses propos en affirmant que Benoît Hamon est "une chance pour la gauche". Légitimiste, vous avez dit ? 

Ce dimanche - alors que Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon étaient en meeting - "la dynamique était du côté de Benoît Hamon", affirme-t-elle ainsi au journal, se déclarant même surprise "par l’absence de propositions nouvelles chez les autres orateurs". Chacun a ainsi droit à son petit tacle. Le Pen ? "Hypnotisée par Trump". Mélenchon ? "Il donne l’impression de s’enfermer dans une contestation solitaire du reste du monde". Et Macron, alors ? "J’ai eu le sentiment qu’il nous parlait de la France des années 70 et que son affaire patinait un peu". 

Benoît Hamon n’est pas le doux rêveur que certains ont décrit- Najat Vallaud-Belkacem

Et de l’ancien ministre de l’Economie, Najat Vallaud-Belkacem compte bien en faire une bouchée : "Il a bénéficié d’une période où il n’y avait pas de candidat socialiste désigné : il ne pouvait qu’apparaître séduisant comparé à la droite de Fillon". Désormais, elle espère que la campagne va l’inciter à parler clairement. 

Mais Benoît ne se résume-t-il, qu’à un choix par défaut ? Sans renier le bilan du quinquennat, la ministre toujours en poste ne cesse de vanter les qualités "du leader naturel" du PS : "Il sait ce qu’est le dialogue social, il connaît la nécessité de trouver des équilibre et il a conscience qu’un budget doit être tenu, etc." Bref, "Benoît Hamon n’est pas le doux rêveur que certains ont décrit ", selon Najat Vallaud-Belkacem. 

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