Pour ou contre la sortie de l'Euro ? "Nous allons voir", répond Marine Le Pen dans L'Émission politique

Pour ou contre la sortie de l'Euro ? "Nous allons voir", répond Marine Le Pen dans L'Émission politique

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PAS CLAIR - Incapable d’énoncer un avis tranché sur la question pendant la campagne de l'entre deux tours de l'élection présidentielle, la patronne du FN n'a pas été bien plus claire jeudi soir. Preuve que sur la position de son parti, et donc la sienne, concernant l'avenir de la France dans l'Euro, Marine Le Pen reste encore est toujours dans le flou.

A la question "Vous demandez toujours la sortie de l'euro ?", la finaliste de l'élection présidentielle a répondu "Nous allons voir" lors de "L'Emission politique". "Nous allons voir si M. Macron va réussir à obtenir (...) que la BCE ne soit plus indépendante, qu'elle réponde donc aux injonctions des Etats et que la masse monétaire de la BCE n'aille plus aux banques mais aux Etats." "Si tout ceci se déroule, ça sera merveilleux", a souri la patronne du FN... "J'ai une vision pragmatique, je n'ai pas une vision idéologique de la monnaie. Si l'euro était positif pour la France, après tout, je me contenterais de l'euro, mais je considère qu'il continue à être négatif", a-t-elle poursuivi.

Plutôt qu'une sortie brutale, il faut retrouver nos souverainetés les unes après les autresMarine Le Pen

Mais Mme Le Pen a mis en garde : "Si la souveraineté monétaire n'est pas rendue à la France, si l'Allemagne ne souhaite pas reverser ce qu'elle doit en vertu de ce qui devrait être la solidarité européenne, si la BCE continue à financer l'économie virtuelle et non l'économie réelle, il n'y aura pas d'autre choix de terminer ce processus par le recouvrement d'une monnaie nationale". Auparavant, Mme Le Pen avait assuré que "toujours le FN a été celui qui a mis en garde contre les dangers de la monnaie unique, en 2017 mais même à la création de la monnaie unique".

Alors que, de longue date, le FN prônait la sortie de l'UE et de l'euro, Marine Le Pen a assuré une nouvelle fois avoir "entendu ce que (lui) ont dit les Français pendant la présidentielle. Ils ont exprimé une crainte, une inquiétude". "J'ai entendu cela, je leur ai donc proposé - cette résolution a été votée par le bureau politique élargi (mi-juillet, ndlr) - de continuer à faire le retour de la liberté de la nation française un point cardinal de notre projet", a rappelé la députée du Pas-de-Calais. "Plutôt qu'une sortie brutale, il faut retrouver nos souverainetés les unes après les autres" avec de manière "prioritaire" la "souveraineté territoriale", d'après elle.

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