Dans "Quotidien", Macron explique pourquoi il a changé d'avis sur Notre-Dame-des-Landes

Politique
ABANDON - Lors d'un déplacement à Clermont-Ferrand (Auvergne), Emmanuel Macron s'est longuement exprimé pour "Quotidien" sur les raisons qui ont poussé le gouvernement à abandonner le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. S'il reconnaît avoir changé d'avis, il explique avoir "tenu scrupuleusement l'engagement de méthode" pris pendant la campagne présidentielle.

Emmanuel Macron répond aux critiques sur Notre-Dame-des-Landes. Vendredi, pour la première fois depuis la décision du gouvernement d'abandonner le projet d'aéroport en Loire-Atlantique, le chef de l'Etat s'est exprimé devant la caméra de l'émission "Quotidien", sur TMC.


Il a confirmé, à l'occasion, avoir changé de position sur le sujet par rapport aux propos qu'il avait tenus durant la campagne présidentielle. A plusieurs reprises, à l'époque, Emmanuel Macron avait indiqué qu'il souhaitait respecter le résultat du référendum de 2016, lors duquel les habitants de la région s'étaient exprimés en faveur de la construction de l'aéroport. Mais, explique aujourd'hui le président de la République, il a malgré tout tenu un engagement, celui d'engager une concertation sur le sujet avant d'annoncer la position définitive du gouvernement. 

"Engagement de méthode"

"J'ai pris une position très claire, un engagement de méthode", a assuré le chef de l'Etat, estimant avoir agi "dans l'intérêt du pays". "Cet engagement a été scrupuleusement respecté par le Premier ministre et le gouvernement. Un travail très sérieux a été fait, qui a fait apparaître des solutions autres, qui n'étaient pas éclairées au moment où j'ai pris une position dans la campagne, que j'assume pleinement". 


Le chef de l'Etat revendique notamment la consultation menée par Edouard Philippe auprès de "plus de 100 élus". Toutefois, le projet alternatif à Notre-Dame-des-Landes, à savoir le réaménagement de l'actuel aéroport de Nantes Atlantique, avait été évoqué bien avant la campagne présidentielle, même s'il a été remis sur la table par le rapport rendu en décembre dernier par la commission en charge de l'ultime médiation dans ce dossier. 

"Les zadistes vont quitter la zone"

Emmanuel Macron justifie l'abandon, sur la même ligne que son Premier ministre, par le fait que le projet d'aéroport "a mis beaucoup trop de temps" et que cela fait "cinquante ans que l'on n'a pas pris de décision". "On va répondre au problème de l'ouest français de façon plus adaptée que ce projet qui a été pensé il y a plusieurs décennies [...] Quand les projets mettent trop de temps, ils s'enlisent et finissent par ne plus être cohérents avec la stratégie" du gouvernement. 


Le chef de l'Etat a assuré que les zadistes allaient "quitter la zone" de Notre-Dame-des-Landes. Un message qui vaut pour tous les territoires susceptibles d'être occupés par des opposants, comme celui de Bure, avec son projet d'enfouissement des déchets nucléaires, sur lequel le gouvernement doit encore "concerter" avant de prendre une décision. "Partout où il y a de l'occupation illégale du domaine public, elle sera levée", a-t-il assuré,  expliquant enfin qu'il fallait "revoir les procédures" pour permettre d'accélérer la mise en oeuvre des grands projets d'aménagement. 

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