VIDÉO - Pour 6 Français sur 10, la France accueille trop de migrants : "Cela s'appelle le racisme", juge Bernard Kouchner

IMMIGRATION - L'ancien ministre des Affaires étrangères était l'invité de LCI lundi matin. Bernard Kouchner a fustigé l'instrumentalisation politique, selon lui, de la crise migratoire, et reproché au gouvernement son attitude dans l'affaire de l'Aquarius.

L'ancien ministre des Affaires étrangères ne fait pas dans la diplomatie. Invité de LCI lundi matin, Bernard Kouchner a pointé vivement le refus, en France, d'accueillir davantage de migrants alors que l'Europe vit une crise majeure.


L'ex-patron du quai d'Orsay était interrogé à propos d'une récente enquête de l'institut Odoxa, selon laquelle six Français sur dix estiment que la France accueille déjà trop de migrants sur son territoire. "Cela s'appelle le racisme", a fustigé l'ancien ministre de François Mitterrand, de Lionel Jospin et de Nicolas Sarkozy. "Oui, la France est absolument raciste de ce point de vue, tout le monde le sait", a-t-il insisté. 

L'Aquarius, "une faute politique"

Bernard Kouchner, qui estime que la chancelière allemande Angela Merkel, actuellement en difficulté au sein de sa coalition, avait été "très courageuse" dans la crise migratoire, a critiqué la politique du gouvernement français en la matière. "On ne voit pas la France dans cet accord" européen sur la crise migratoire, a-t-il jugé. "C'est évident que la France doit accueillir davantage de migrants. Pas des millions, mais davantage que les quelques milliers actuellement accueillis." Avant de préciser qu'il parlait de l'accueil des réfugiés, et non des "migrants économiques". 


L'humanitaire, qui avait participé en 1979 à l'opération "Un bateau pour le Vietnam", contribuant au sauvetage des "boat people", rappelle que l'accueil de ces derniers "n'avait fait aucune difficulté" à l'époque. Pour lui, le refus de la France d'accueillir l'Aquarius a constitué "une grosse faute politique", car cela aurait été "une bonne façon d'engager le dialogue avec l'Italie". La crise migratoire, dénonce l'ancien ministre, est "devenue de la chair à politique". 

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