VIDÉO - Jean-Luc Mélenchon explique pourquoi il avait déserté les cortèges de Gilets jaunes

Politique
MOUVEMENT - Invité de l'émission "En toute franchise" sur LCI dimanche, le chef de file des députés de la France insoumise a expliqué les raisons de sa participation à la manifestation des Gilets jaunes samedi 23 mars, alors qu'il ne s'était pas rendu aux précédentes éditions.

Le député Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise à l'Assemblée, a expliqué pourquoi il s'est rendu à la manifestation des Gilets jaunes du samedi 23 mars, contrairement aux précédents rassemblements. "Là, je me suis dit que si j'appelais à être nombreux, mon devoir était d'y aller moi-même", a affirmé l'élu des Bouches-du-Rhône, invité de LCI dimanche soir.

Ne pas "donner l'impression que ça se politisait"

"J'avais dit : 'la bonne façon de faire, c'est d'être nombreux'", a ajouté Jean-Luc Mélenchon, expliquant du même coup pourquoi il avait choisi de ne pas se rendre aux précédents rassemblements de Gilets jaunes. "Toutes les autres semaines, je ne suis pas descendu dans les manifs parce que je pensais que ma présence pouvait créer des troubles, ou bien donner l'impression que ça se politisait, et ça rabougrirait le [mouvement]", a justifié l'ex-candidat à la présidentielle.


Interrogé sur les possibles accusations de récupération qui pourrait lui être adressées, Jean-Luc Mélenchon a répondu : "Je ne vois pas très ce que je récupère, à part des ennuis". Plus tard, il a également rebondi sur le thème de la récupération en envoyant une pique à Nicolas Dupont-Aignan, dont la liste pour les européennes a récemment intégré le Gilet jaune Benjamin Cauchy : "Notre liste européenne, c'est 79 Gilets jaunes. Nous n'avons pas besoin de faire semblant comme monsieur Dupont-Aignan".

"Je tiens à dire que je ne souhaite plus être filmé quand je suis dans la rue parce que je ne peux plus vivre"

Pour le député, se rendre en manifestation implique de voir "aussitôt arrive[r] une caméra, donc ça provoque des incidents". "Je tiens à dire que je ne souhaite plus être filmé quand je suis dans la rue, parce que je ne peux plus vivre", a ajouté l'élu. "Dès qu'il y a une caméra, tout le monde sait que c'est l'occasion de venir dire quelque chose. Je n'ai pas que des amis dans la vie. Des gens qui n'aiment pas ce que je raconte et profitent de l'occasion." Et d'ajouter : "Les gens qui m'entourent peuvent être mis en danger par des images de télévision, ensuite par la police". Jean-Luc Mélenchon rappelle à ce titre qu'il fait "l'objet d'incriminations de la part du parquet sur la base des images de 'Quotidien' le jour de la perquisition". Une caméra qu'il dit n'avoir pas vue.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

La colère des Gilets jaunes

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter