Pouvoir d’achat : Macron annonce la fin du "forfait social" dans les entreprises de moins de 250 salariés

ARGENT - Afin d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés, Emmanuel Macron a annoncé ce jeudi lors de son interview sur TF1 la suppression du "forfait social", c’est-à-dire les cotisations sociales, sur l’intéressement, dans les entreprises de moins de 250 salariés. Une mesure qui pourrait concerner jusqu'à 10 millions de Français.

De nombreux salariés pourraient voir leur pouvoir d’achat augmenter dans les prochaines années grâce à la fin du "forfait social" sur l’intéressement. Ce jeudi, Emmanuel Macron a en effet annoncé sur TF1 et LCI la suppression des cotisations sociales sur ce dispositif d’épargne salariale. "Toutes les entreprises jusqu'à 250 salariés pourront distribuer de l'intéressement sans charge, ni impôts. Aujourd'hui ce qu'on appelle le forfait social sera supprimé totalement", a indiqué le chef de l’État. 

Cette annonce, dont bénéficieront en premier lieu les salariés, sera également profitable pour les employeurs, qui disposent de quelques avantages fiscaux, quand ils décident d'utiliser ce dispositif. Car contrairement à la participation, l’intéressement est facultatif, et le restera. Néanmoins, en supprimant le "forfait social", le président de la République espère inciter davantage de patrons à recourir à ce dispositif. "L'entreprise, c'est une aventure collective de femmes et d'hommes qui fait quand ça va moins bien, ce n'est pas seulement l'affaire du patron, c'est l'affaire de tout le monde,  et qui fait que quand ça va mieux, ça ne peut pas être seulement les revenus du patron (qui augmentent), tout le monde doit un peu en avoir", a expliqué le chef de l'Etat.

Cette mesure, qui pourrait concerner jusqu’à 10 millions de salariés, sera appliquée à partir du 1er janvier prochain. S’il s’agit de la seule annonce faite ce jeudi sur TF1 et LCI, Emmanuel Macron est aussi revenu sur une autre mesure fiscale qui pourrait améliorer le pouvoir d’achat des Français d’ici la fin du quinquennat, en l’occurrence, la fin de la taxe d’habitation.


"C’est l’impôt le plus injuste qui soit. Il touche la France périphérique et est généralement plus élevé dans les villes moyennes ou les petites villes que dans les grandes villes", a souligné le président de la République. Et comme le gouvernement l’avait déjà évoqué, tous les ménages profiteront à terme de cette suppression, et pas seulement les 80% des foyers fiscaux les moins aisés. "C’est l’objectif. J’avais dit 80% mais je souhaite que ce soit la totalité parce que si un impôt n’est pas bon pour 80% des Français, il n’est pas bon pour tous". Toutefois, cette suppression de la taxe d’habitation se fera par étapes, a-t-il précisé.

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