Près de 200.000 euros de costumes offerts à Jack Lang : une enquête préliminaire ouverte pour "abus de biens sociaux"

Près de 200.000 euros de costumes offerts à Jack Lang : une enquête préliminaire ouverte pour "abus de biens sociaux"

CADEAUX EMPOISONNÉS - L'ancien ministre socialiste fait l'objet d'une enquête préliminaire pour "abus de bien sociaux", après avoir reçu des costumes en cadeau de 2013 à 2018, dont la valeur s'élèverait à près de 200.000 euros.

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris pour "abus de biens sociaux", après la révélation par la presse du fait que l'ancien ministre socialiste Jack Lang aurait reçu pour près de 200.000 euros de costumes en cadeau. L'enquête a été ouverte le 12 mars et les investigations ont été confiées à la brigade financière, a précisé une source judiciaire, confirmant une information de L'Obs.

Début mars, cet hebdomadaire avait révélé que l'actuel président de l'Institut du monde arabe (IMA) aurait reçu pour près de 195.600 euros de costumes et pantalons du couturier italien Smalto entre 2013 et 2018. Interrogé par l'AFP au moment de ces révélations, Me Laurent Merlet, avocat de Jack Lang, avait alors répondu que son client s'était "bien vu offrir des costumes par la société Smalto depuis quelques années.

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Mais cela s'est fait à l'initiative du créateur Francesco Smalto, mort depuis (en 2015, ndlr)". "La Maison Smalto n'a jamais adressé aucune facture à Jack Lang" et "ses cadeaux n'ont jamais eu aucune contrepartie", avait-il ajouté. "Ce n'est pas la première fois que des couturiers proposent à Jack Lang de l'habiller. Depuis 40 ans, il a reçu ainsi des cadeaux compte tenu de sa notoriété. Cela s'inscrit dans une sorte de tradition d'ambassadeur de la  marque", avait souligné Me Merlet.

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Il y a deux ans, le JDD avait révélé que l'avocat Robert Bourgi, figure des réseaux de la "Françafrique", avait commandé à la maison Arnys des costumes de luxe d'une valeur de 13.000 euros pour François Fillon, jetant un peu plus l'opprobre sur le candidat de la droite à la présidentielle, déjà plombé par les soupçons d'emplois fictifs dont aurait bénéficié son épouse. Dans cette affaire du "Penelopegate", des juges d'instruction parisiens viennent d'ordonner un procès devant le tribunal correctionnel pour l'ancien Premier ministre et sa femme, ainsi que pour son ancien suppléant à l'Assemblée nationale.

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