Présidence de l'UMP : l'option Sarkozy est-elle crédible ?

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COURSE POUR 2017 - Après la bombe Bygmalion, l'option d'une candidature de Nicolas Sarkozy lors du congrès exceptionnel d'octobre, qui doit désigner le successeur de Jean-François Copé, est évoquée par des proches de l'ex-chef de l'Etat. C'est "une vraie hypothèse", assure l'ancien ministre Thierry Mariani à metronews.

Nicolas Sarkozy serait "tombé de l'armoire" face aux révélations l'impliquant dans l'affaire Bygmalion . Celles-ci pourraient paradoxalement l'amener à se remettre en selle plus tôt que prévu. Après les aveux de Jérôme Lavrilleux sur les meetings indûment facturés à l'UMP lors de la dernière campagne présidentielle, les proches du battu de 2012 font entendre une petite musique : non, il ne faut pas siffler trop vite la fin de partie pour leur champion. La preuve, l'option de sa candidature à la présidence de l'UMP, lors du congrès extraordinaire qui sera organisé en octobre pour régler la succession de Jean-François Copé, est sur la table.

Après quelques petites phrases diffusées en off aux journalistes par la garde rapprochée de l'ex-chef de l'Etat, Nadine Morano n'y est pas allée par quatre chemins. "Notre famille politique a besoin d'un chef. Si Nicolas veut revenir, c'est maintenant", a-t-elle lâché dans Le Parisien . Egalement fervent sarkozyste, Christian Estrosi, en a remis une couche mercredi matin. "Qu'il me soit permis de dire que c'est peut-être le moment pour lui, s'il a une envie de retour sur la scène politique, de pouvoir le faire", a glissé le maire de Nice sur i>TELE.

"Il y a là une fenêtre"

L'entourage de Nicolas Sarkozy avait jusqu'ici toujours écarté l'idée d'un come-back via l'UMP. Mais, joint par metronews, un autre de ses fidèles, Thierry Mariani, estime qu'il s'agit d'une "vraie hypothèse" : "Je regrette évidemment tout ce qui est arrivé, mais dans la situation où nous sommes, cela peut-être l'occasion d'une clarification". Selon l'ancien ministre, qui estime que "de toute façon, qu'il soit président du parti ou pas, Nicolas Sarkozy ne pourra pas être attaqué plus qu'il ne l'est aujourd'hui", cette candidature se ferait au nom du bien commun. "L'intérêt de Nicolas Sarkozy, serait de laisser du temps au temps, souligne-t-il. Mais celui de l'UMP, c'est d'avoir le plus rapidement possible un chef, une direction et une clarté. Il y a là une fenêtre".

Reste à voir si tout cela ne relève pas d'un bluff visant à refroidir les ambitions des possibles rivaux pour 2017, Alain Juppé - qui laisse planer le doute sur ses intentions - en tête. Car dans les faits, la bombe politico-judiciaire Bygmalion dresse un nouvel obstacle, et de taille, sur la route de l'ex-chef de l'Etat vers une hypothétique candidature en 2017. Une chose est sûre, il va devoir ajuster sa stratégie. Celle des "cartes postales", qui consistait à apparaître par petites touches sur la scène publique pour entretenir le mythe du retour, a explosé avec le colis piégé Bygmalion.

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