Wauquiez, à droite toute pour contrer Macron

Wauquiez, à droite toute pour contrer Macron

STRATÉGIE - Le favori dans la course à la présidence des Républicains entend démontrer aux électeurs de droite qu'Emmanuel Macron, en dépit de réformes socio-économiques approuvées par son camp, n'est pas du sérail.

A droite toute. C'est la stratégie parfaitement assumée de Laurent Wauquiez pour conquérir Les Républicains, mais aussi pour constituer une opposition consistante à Emmanuel Macron. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, bien parti pour écraser la concurrence lors du scrutin des 10 et 17 décembre prochains, n'entend pas faire dans la dentelle. D'ailleurs, confie-t-il à LCI, il refuse d'aller sur un autre terrain: "Jusqu'à l'élection, pas question de changer de message. Ça restera : la droite de retour. Rien n’est pire en politique que la versatilité."


Et après ? Si celui qui a multiplié les clins d'oeil très droitiers à son électorat sur les questions liées à la sécurité et aux sujet de société (racines chrétiennes de la France, menus de substitution, antiterrorisme) est prêt à faire quelques concessions au centre, notamment sur les questions jeunesse et de défense des classe smoyennes, et faire de la place aux plus modérés des Républicains, le chemin est clairement balisé. Ce sera à droite toute. 

"Macron a été élu à gauche"

Une course qu'il pense déjà gagnée, estimant notamment qu'"Emmanuel Macron se perd dans une course derrière la droite", référence aux réformes engagées depuis le début du mandat. Un assouplissement certain du code du travail facilitant les licenciements, un budget favorisant les plus aisés... Première erreur stratégique, selon Laurent Wauquiez : "Il est dans la fuite derrière la droite alors que sessa majorité est à gauche, que ses députés ont été élus sur des circonscriptions de gauche. Il n’a pas été élu sur la suppression de l’ISF."


Deuxième erreur : ses positions "libérales-libertaires" qu'il "ne verbalise et n'assume pas", et qui l'amènent, selon Wauquiez, à "sous-estimer le régalien". Et notamment "les problèmes liés au communautarisme", sujet favori de Laurent Wauquiez, dont les récentes consultations internes aux Républicains ont démontré qu'ils étaient encore chers aux militants. 

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Alors, sûr de sa stratégie, Laurent Wauquiez tape fort à droite, séduisant jusqu'à Emmanuelle Ménard, députée soutenue par le Front national mais très attachée à l'union des droites. Quitte à juger que Nicolas Sarkozy n'en avait pas assez fait de ce côté-là en 2012 et en 2016, ceci expliquant ses défaites à la présidentielle et à la primaire de la droite. "Lors de la primaire, il a fait une campagne trop soft", juge-t-il a posteriori. Pourtant, de l'avis général, Nicolas Sarkozy ne s'était pas spécialement économisé à cette occasion. Il s'y était notamment fait remarquer en dissertant sur l'ascendance gauloise des Français et en se prononçant pour l'interdiction des menus de substitution à la cantine scolaire. La question est de savoir comment Laurent Wauquiez imagine pouvoir aller plus loin.

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