Wauquiez, Aubert, Portelli... Qui sont les candidats déclarés (et potentiels) à la présidence des Républicains ?

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LR : le clash entre Laurent Wauquiez et Virginie Calmels

LISTE - Les Républicains éliront leur nouveau président les 10 et 17 décembre prochains. A l'heure actuelle, six candidats se sont officiellement lancés dans la course. Mais le grand favori de cette élection reste le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez.

Depuis la défaite de François Fillon au premier tour de la présidentielle, le parti Les Républicains est à l'agonie. Sarkozystes, juppéistes et fillonistes se déchirent, certains ayant décidé d'apporter leur soutien à Emmanuel Macron, d'autres lorgnant un peu trop à droite. 

Si Bernard Accoyer continue d'assurer l'intérim à la tête du mouvement, un nouveau président sera élu les 10 et 17 décembre prochains. Les candidats ont jusqu'au 11 octobre pour obtenir leurs parrainages. Ils devront recueillir les signatures de 13 parlementaires LR et au moins 1% des 2500 adhérents à jour de cotisation. Qui est sur les rangs ? Qui pourrait se lancer ?

Laurent Wauquiez

"Je veux faire renaître l'espoir à droite", a-t-il déclaré en se lançant officiellement dans la course, jeudi 31 août. Le sarkozyste, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, est le grand favori de ce scrutin. Mais la candidature de ce représentant de la ligne conservatrice et identitaire du parti, qui bénéficie du soutien de Sens commun, émanation de La Manif pour tous (comme François Fillon lors de la campagne présidentielle), irrite les Républicains dit "constructifs". Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, l'accuse régulièrement de courir après l'extrême droite. Pour essayer de le contrer, il a poussé les candidatures de Valérie Pécresse ou François Baroin. Mais tous deux ont refusé de se lancer. 

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Julien Aubert

Le souverainiste a annoncé sa candidature pour la présidence des Républicains le 3 septembre. Eurosceptique convaincu, il entend avant tout remettre le débat idéologique sur le devant de la scène politique à droite. "Je crois que le parti LR est aujourd'hui une machine administrative", a expliqué sur LCI l'élu du Vaucluse. "Le problème c'est qu'on ne débat plus", regrette-t-il, "les conflits idéologiques sont cachés sous le tapis". Dans les colonnes de Valeurs Actuelles, l'élu dit représenter une "droite gaulliste et patriote, morale et assumée". Il souhaite redéfinir et rassembler le parti autour d'une même ligne.

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Maël de Calan

Jeune juppéiste, le Finistérien, battu aux législatives dans le Finistère par la République en marche, a annoncé sa candidature mardi 5 septembre sur France 2. Défenseur d'une droite "ouverte et équilibrée", il entend s'appuyer sur "un collectif d'élus qui ont fait des choix différents à la primaire" et porter un message pour faire "de la politique différemment" sans "cynisme" ou "sectarisme". Quelques minutes plus tard, le jeune homme, qui s'était affiché aux côtés d'Edouard Philippe pendant sa campagne, recevait déjà le soutien de Jean-Pierre Raffarin. Il a même reçu un commentaire bienveillant de la part de son mentor, le maire de Bordeaux le voyant comme "le type de profil qu'il faut encourager" pour le "renouvellement de la classe politique".

Daniel Fasquelle

Le député du Pas-de-Calais a annoncé sa candidature le samedi 26 août. "Oui je suis candidat à la présidence des Républicains. Pour porter un projet avec une équipe autour de moi et avec la volonté de profondément refonder le parti" a-t-il déclaré dans Le Parisien. "Je veux redonner une envie de droite aux Français" a-t-il ajouté. "Après avoir redressé les comptes je veux redresser le parti. On s'est trop perdu dans nos divisions. Il faut remettre les militants au coeur de notre famille, et surtout donner une autre image de la droite aux Français."

"Je ne suis candidat contre personne, je veux rassembler toutes les droites" a expliqué celui qui a lancé son mouvement "Sauvons la droite" au début du mois de juillet. S'il est élu, il promet de quitter son mandat en cours de route et de démissionner au bout de deux ans et demi. Il assure également qu'il lancerait "une grande consultation de nos militants pour redéfinir le socle commun de la droite". Il souhaite aussi créer "un statut de  sympathisant, sans cotisation", qui ne permettra pas de voter au sein des instances officielles, et vise le chiffre de "500.000 pour la fin 2018". 

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Florence Portelli

La porte-parole de François Fillon pendant la présidentielle a officialisé sa candidature le 29 août. "Je suis candidate pour que la droite recouvre sa fierté. Je veux redonner aux militants la place qui devrait être la leur dans ce parti", a-t-elle expliqué au Figaro. Maire LR de Taverny (Val d'Oise), Florence Portelli promet de démocratiser la vie du mouvement, "qui fonctionne de manière très verticale", dit-elle.  "Cela passe par une refondation, un fonctionnement démocratisé, un changement radical de statuts et la clarification de la ligne idéologique du parti, ce qui prendra plusieurs années. Ce parti doit être celui de la reconquête et de la refondation". Celle qui avait plaidé pour l’exclusion du parti des "constructifs", veut aussi incarner une opposition claire à Emmanuel Macron.

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Laurence Sailliet

Inconnue, la nutritionniste de profession, élue au bureau politique depuis 2011, veut refonder le parti. Celle qui se définit comme "ouverte, libérale, européenne" a dit ce 17 août sur LCI être en bonne voie pour recueillir toutes les signatures nécessaires. Elle a également annoncé vouloir rendre son mandat "dans deux ans et demi" si elle est élue, comme Daniel Fasquelle.

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Roger Karoutchi

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Le sénateur des Hauts-de-Seine hésite encore à se présenter. Pourtant, il a tous les parrainages nécessaires, a-t-il dit ce jeudi 17 août sur Europe 1. "Je ne serai candidat que si j’ai le sentiment que le message un peu progressiste, gaulliste, séguiniste, n’est pas porté. Si d’autres le portent, et le portent mieux que moi, je les soutiendrai. Je ne suis ni mégalo ni parano", a-t-il expliqué. 

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